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Ongulés

Les Ongulés de montagne

Les ongulés forment une division traditionnelle des mammifères placentaires. Bon nombre de ces espèces possèdent un ou plusieurs sabots à l’extrémité de leurs membres. Le sabot est alors une formation cornée (telle que l’ongle chez les primates) très développée, et qui enveloppe le ou les doigts reposant sur le sol lors de la marche.

Les différents Ongulés:

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L’Isard

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Il fait partie du même genre Rupicapra que le chamois des Alpes (Rupicapra rupicapra), plus lourd d’une dizaine de kilogrammes. Il en diffère aussi par un pelage d’été plus roux et un pelage d’hiver plus clair agrémenté d’un collier de poils noirs au niveau du cou. Les cornes forment un crochet plus ouvert (souvent > 45°) que celui du chamois.

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Cet animal a été très chassé jusque dans les années 1960 et a failli disparaître, mais il a pu être sauvé grâce à la création du parc national des Pyrénées. L’isard est aujourd’hui un animal commun des Pyrénées ; il est même abondant dans les zones protégées.

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Il se déplace par hardes souvent sous la conduite d’une femelle. Les mâles isolés ou en groupes se rassemblent en octobre et en novembre, à l’époque du rut, qui provoque une activité menant certains d’entre eux au seuil de l’épuisement.

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Le petit cabri naît à la fin du printemps, en juin et devient une des proies préférées de l’aigle royal. Au bout d’un an, on le nomme éterle ou éterlou.

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Les isards se reconnaissent à leur robe plutôt sombre en hiver qui devient couleur « chamois » en été. Le mâle, plus massif, le cou plus large et les cornes plus courbes, se distingue des femelles.

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L’un des régulateurs les plus importants de la population d’isards, en dehors de l’homme qui le chasse en limite des parcs, est le froid hivernal.

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Le Bouquetin

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Le bouquetin et les Pyrénées, une longue histoire . . .

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Les plus anciens restes de bouquetins remontent à environ 80 000 ans.

Aux cotés du bison et du cheval sauvage, l’histoire du bouquetin des Pyrénées est étroitement liée à l’art rupestre. Ses représentations sont nombreuses dans les cavités pyrénéennes occupées par l’homme préhistorique. L’une des plus célèbres reste la silhouette stylisée de la grotte de Niaux en Ariège.

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De l’abondance à l’extinction

Les plus anciennes données écrites évoquant le bouquetin dans les Pyrénées apparaissent au Moyen Âge dans le « Grand livre de la chasse » de Gaston Phébus, comte de Foix, au XIVème siècle. Ce chasseur naturaliste évoque une relative abondance de l’espèce sur le versant nord des Pyrénées. Son témoignage précieux est radicalement différent des écrits des XVIIIème et XIXème siècles qui soulignent le déclin déjà très avancé de l’espèce à cette époque.

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La cause principale de ce déclin est une grande vulnérabilité à la chasse. Le bouquetin possède une stratégie de défense bien particulière qui consiste à s’enrocher : il se perche en falaise. Très efficace contre les prédateurs naturels, cette stratégie fût inefficace face aux armes de jet utilisées par l’homme dès le Moyen Âge. L’usage généralisé des armes à feu entraîna progressivement l’extinction des bouquetins dans toute l’Europe. Sans la création de la Réserve royale du Grand Paradis en Italie en 1856 et de celle du « Coto real » de Gredos en Espagne en 1905, les bouquetins d’Europe auraient probablement disparu au début du XXème siècle.

Texte provenant du site: http://www.bouquetin-pyrenees.fr

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Ce couple de bouquetins était sur le massif du Courounalas.

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Une très belle rencontre avec les bouquetins lâchés l’année dernière au pont-d’Espagne en présence de Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie.

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Le Mouflon

Herbivore ruminant rustique et sauvage, voisin du mouton et vivant dans les régions escarpées.

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Une Mouflonne et son petit.

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La population de mouflons des Hautes-Pyrénées est situé le plus à l’ouest de l’aire de répartition de l’espèce en France. Il a été introduit à la fin des années 78-79 dans les Hautes-Pyrénées, essentiellement à des fins cynégétiques. 25 animaux, en provenance du Parc de Cadarache (dont seulement 15 ont survécu au transport) ont été introduits avec succès sur le Pic du Pibeste. Plus près de nous, à la fin des années 90 et au début des années 2000, nous avons procédé à un lâcher de 11 animaux en provenance du Pibeste sur le massif du Pic du Ger, où le milieu de type méditerranéen, très localisé sur cette zone du département, semble très bien convenir à cette espèce.

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