Pic du Palas (2974m) par la cheminée Ledormeur depuis le Caillou de Soques (1390m)

  • Déniv: +1700m – 9h30 – 16km Niveau: Montagnard
  • Date: 04.08.2007 – Vallée d’Ossau – Départ: Caillou de soques (1390m)

Dans cette belle région du Sud-Ouest, le Palas est grand et beau sommet, le plus haut des Pyrénées-Atlantiques avec une vue grandiose à vous couper le souffle depuis le sommet. Sans être techniquement difficile pour des montagnards aguerris, ce sommet n’est pas à la portée du simple randonneur, il est l’un des rares dont la voie normale ne soit pas à la portée de tous les randonneurs. Les +1700m de dénivelé pour une distance aller/retour de 16km font que cette course est longue (presque 10h sans les pauses) et qu’il est préférable de dormir au refuge d’Arrémoulit où vous serez très bien reçu par Rozenn et Eric (les gardiens du refuge).

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Attention: Ne prenez pas cette randonnée à la légère !

Beaucoup d’accidents sont déjà arrivés, malheureusement mortels pour certains.

Moi-même j’en ai été victime, heureusement qu’il y avait un bon Dieu ce jour là (le récit en fin de Topo)

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Difficultés:

  • Par la voie des Géodésiens: sans être techniquement difficile (aucun passage ne dépasse le 2° degré), il y’a des portions un peu exposées ou la prudence et la corde ne sont pas superflues (voir en fin d’article pour accéder au topo par ce versant).
  • Par la cheminée Ledormeur: Longueur de la randonnée, attention aux chutes de pierres dans une cheminée herbeuse avec des gravillons, soyez très attentif.
La suite du Topo . . . . . . . . . .

Départ Caillou de Soque à 6h45 (1392m).

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Prendre le sentier qui monte dans le bois, ce sentier est assez raide au départ mais bien plus doux ensuite.

Après un court passage en forêt (30mn), traverser la passerelle pour franchir le ruisseau d’Arrious.

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Derrière moi, le soleil se lève sur l’Ossau.

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Col d’Arrious (2244m) 8h30,

1h45 depuis le caillou de Soques, prendre à droite au col pour aller au Lac d’Arrious.

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Depuis le col d’Arrious (2244m), panorama du Vertice d’Anayet au pic du midi d’Ossau.

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Zoom sur le vertice (2559m) et le pic d’Anayet (2545m).

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Lac d’Arrious, prendre à gauche du lac pour le passage d’Orteig.

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Passage d’Orteig (2300m), Il y a un câble en acier tout le long pour vous aider, faites attention.

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Vue sur le lac d’Artouste (1997m) depuis le passage d’Orteig.

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Après le passage d’Orteig, suivre les cairns jusqu’au refuge d’Arrémoulit (2260m),

2h30 depuis le Caillou de Soques. Il est 9h15, petit casse-croûte au refuge avant de repartir.

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Le Pic d’Arriel (2824m) qui se reflète sur le lac d’Arrémoulit.

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Vue derrière moi sur le lac d’Arrémoulit et son refuge avec le Lurien (2826m) en arrière plan. Ne faites pas comme moi, j’ai récupéré le sentier qui longe le lac sur ma droite après le refuge en partant en direction du col d’Arrémoulit au lieu du col du Palas.

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Une marmotte.

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Col d’Arrémoulit (2448m), magnifique vue sur le Balaitous (3144m).

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Les lacs d’Arriel (2230m).

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Je dois remonter à gauche pour rejoindre le col du Palas vers 2517m, 30 minutes de plus à cause de mon erreur.

Je peux apercevoir le Palas devant moi.

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Derrière moi, les 2 cols:  Arrémoulit et Palas à droite en haut.

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Après 3h30 de marche,

je commence à fatiguer, il me faut rejoindre le début de la montée à gauche du névé.

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Je remonte le pierrier épuisé . . . .

Les kilos superflus que j’ai pris en quelques mois après l’arrêt du tabac sont bien lourd à porter !

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Après plusieurs petites pauses de 5mn, j’arrive au début de l’ascension, 5h00 après mon départ.

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Voilà, je suis au bas de la cheminée Ledormeur, je vais devoir attendre quelques minutes que les personnes

devant moi terminent la montée de la cheminée, pour éviter les chutes de pierres qui sont fréquentes dans ce couloir.

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Cheminée très herbeuse et bien raide, à ne faire que par temps sec, n’oubliez pas de mettre votre Casque.

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Depuis le haut de la cheminée, belle vue sur le massif du Balaitous.

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Vue plongeante sur le col de Lavedan (2604m).

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Zoom sur le col de Lavedan où les randonneurs s’apprêtent à descendre au lac de Batcrabère et au refuge de Larribet.

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Je reprends mon ascension avec une vue magnifique en direction du Sud-Est.

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Etant fatigué, je prends quelques photos avant d’arriver au sommet.

Pic du midi d’Ossau et le Lurien aux premières loges.

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Le sommet n’est plus très loin sur un sentier bien marqué.

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Voilà, Ouf, j’y suis !

Pic du Palas (2974m) il est 13h00 (6h15) depuis ce matin au caillou de Soques.

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Panorama immense depuis le sommet sur 360°

Camera-Panorama-Automatique

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Que c’est beau !

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Le Massif du Balaitous (3144m).

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Les lac d’Arriel, lacs d’Arrémoulit et le pic d’Arriel (2824m) au milieu avec la chaîne pyrénéenne espagnole en arrière plan.

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Les lacs d’Arrémoulit, 700m plus bas.

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La collarada (2886m) et Pala de Ip (2783m) juste derrière le pic d’Arriel (2824m).

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Le pic d’Ossau (2884m).

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Le lac d’Artouste (1997m).

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Un hélicoptère près du massif de l’Ossau, certainement un sauvetage, ce que je ne savais pas à cet instant,

c’est que quelques heures plus tard, il viendrait me chercher . . . . . . . .

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Barrage d’Artouste.

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La vue est tout simplement magnifique.

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L’Ossau (2884m), le Lurien (2826m) et le Lac d’Artouste (1997m).

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Panorama en direction de la vallée de Soussouéou.

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Zoom sur le lac d’Artouste (1997m).

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Terminus pour le petit train d’Artouste.

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Vue partielle du lac de Batcrabère (2180m) avec une vue très étendue vers le Sud-Est.

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Le pic du midi de Bigorre (2872m).

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Une petite photo souvenir devant le Balaitous avec quelques kilos en trop !

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Le Pic d’Arriel (2824m).

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Le Balaitous (3144m).

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Le tracé de la partie finale de l’ascension du Balaitous (3144m).

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Arrens Marsous (890m) avec au loin la ville de Pau.

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Panorama sur le massif d’Arriel avec derrière la chaîne pyrénéenne espagnole.

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Je n’étais pas tout seul au sommet, les personnes sont redescendus par la voie des Géodésiens, ils m’ont proposé gentiment de rentrer avec eux, mais j’étais tellement bien en haut que j’ai prolongé un peu plus pour continuer à contempler ce paysage fabuleux qui s’offrait à moi.

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Ils quittent le sommet pour redescendre par la voie des Géodésiens.

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Voie des Géodésiens, pour randonneurs expérimentés avec du Gaz à droite comme à gauche.

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Il est 14h15, il ne reste plus personne au sommet !

Après être resté 1h15 au sommet, la voie des géodésiens étant trop technique pour moi, pas encore l’expérience d’un vrai montagnard, je décide de repartir sagement par le même itinéraire que le matin.

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La descente jusqu’à la cheminée ne me pose aucun problème, les cairns sont là pour me guider.

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Vue vertigineuse sur les lacs d’Arrémoulit.

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Le paysage pendant la descente est splendide et surtout vertigineux !

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Le chemin est à droite, attention à prendre la bonne cheminée, il y’a une 2em un peu plus loin, presque identique à la cheminée Ledormeur, un randonneur sur un forum m’a raconté qu’il s’était trompé, et qu’il a eu toute les peines du monde à rejoindre la vraie cheminée.

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L’itinéraire est relativement bien cairné jusqu’à la cheminée Ledormeur.

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Vue plongeante sur les lacs d’Arriel.

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Un cairn est là, pour vous indiquer la direction à prendre pour accéder à la cheminée.

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Une dernière vue sur ce magnifique massif du Balaitous et son sommet culminant à 3144m.

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Vue depuis le haut, la cheminée Ledormeur est beaucoup plus impressionnante qu’à la montée.

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Je commence la descente de la cheminée Ledormeur.

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Je descends doucement dans cette paroi herbeuse et remplie de petits gravillons.

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30 minutes après avoir quitté le sommet, je suis à la moitié de la cheminée Ledormeur, il me reste plus que 3 h de descente jusqu’au caillou de soques !

Oui, mais voilà, ça ne va pas se passer comme ça ! ! !

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Au milieu de la cheminée, je panique en voyant le vide devant moi, je remonte de 20 à 30m croyant m’être trompé de cheminée, après réflexion, je redescends à nouveau par la même voie. A nouveau au même endroit, je panique de nouveau en ne voyant pas la fin du couloir de la cheminée, Certainement que la fin de la cheminée était devant moi à quelques mètres plus bas à gauche, je n’ai pas voulu descendre ces quelques mètres de peur de glisser avec tous ces petits gravillons sous mes pieds. C’est à ce moment là que je vois un rappel sur ma droite devant moi, déporté de 2m par rapport à la cheminée, Je n’ai pas réfléchi, étant fatigué et n’ayant pas encore l’expérience d’un montagnard, je me suis dit naïvement, ils ont mis ce rappel pour assurer les derniers mètres avec une corde. Sans trop réfléchir, à cause de la fatigue certainement et aussi de la peur, je décide de sortir ma corde que je n’avais jamais utilisée à ce jour, je passe la corde dans le rappel tout simplement pour pouvoir la récupérer plus bas, je commence à descendre doucement en direction de la cheminée en tenant la corde à la main, mais la sangle fixée au rocher n’était pas dans l’alignement du couloir (2m) et en appuyant un peu trop fort sur la corde, je me suis retrouvé déporté complètement hors de la cheminée, je me suis vite rendu compte que le vide était derrière moi, ne pouvant plus tenir la corde, j’ai glissé 8 à 10m sans lâcher la corde de mes mains jusqu’à un petit rebord pas plus large qu’un  mètre.
Sans ce petit rebord, c’était la chute verticale de plus de 150m, Heureusement que je n’ai pas lâché la corde malgré les brûlures, certainement l’instinct de survie, dans ces moments là en ne contrôle plus rien.

je me demande encore aujourd’hui par quel miracle je suis encore de ce monde.

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Je me suis vite rendu compte, que j’avais eu beaucoup de chance, car le vide était partout devant moi. Je me suis bloqué contre la roche pour ne pas glisser. J’ai appelé aux secours (Je n’avais pas de réseau sur le GSM et le 112 ne passait pas), il n’y avait plus grand monde, heureusement 2 personnes qui descendaient une voie d’escalade m’ont entendu, ils ont vite compris que la situation était très délicate et dangereuse. Ils m’ont dit en espagnol, de ne surtout pas bouger, et qu’ils allaient prévenir les secours au refuge d’Arrémoulit (à 1h de marche).

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Mes mains brûlées au 2em degré, me faisaient énormément souffrir, il ne me restait plus que 25cl d’eau que j’utilisai tous les 10mn en me versant quelques gouttes sur mes mains et ainsi me soulager. J’avais quelques égratignures aux jambes, rien de bien méchant, J’ai attendu les secours bloqué contre la roche sans bouger, mais le temps était long, je décide alors de voir s’il y avait une issue pour me dégager, j’ai vite constaté que le vide était tout autour de moi, étant conscient d’avoir eu beaucoup de chance d’être encore en vie, je n’allais pas encore tenter le diable !

Après 1 heure d’attente et de douleurs, j’appelle à nouveau aux secours, mais personne aux alentours, il ne me restait plus qu’à attendre sagement . . . . .

C’est par ce dôme au-dessus de ma tête (ci-dessous) que je suis descendu sans filet, qu’en j y pense ! . . .

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1h45 plus tard vers 16h30, j’entends le bruit de l’hélicoptère.

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Ils m’ont cherché pendant 15mn sans réussir à me repérer alors que l’hélicoptère était juste devant moi. J’ai retenu ma respiration, lorsque j’ai vu repartir l’hélico . . . mais après quelques instants, il est revenu et m’a enfin repéré. Qu’elle soulagement, ils ont mis 15mn à me localiser malgré mes grands gestes avec ma polaire rouge.

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Un sapeur pompier suspendu par le câble du treuil m’a rejoint, pour me préparer à l’hélitreuillage, ce n’était pas facile avec ce gros rocher au-dessus de nous, obligé de se balancer pour rejoindre la petite plate-forme. Suspendus vers 3.000m d’altitude entre le Palas et le Balaitous, nous remontant hélitreuillés dans l’hélicoptère des sapeurs pompiers de Pau.

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L’hélicoptère se repose à proximité du lac d’Arriel pour récupérer un sapeur pompier.

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Les secours m’ont dit que j’avais eu énormément de chance et que je pouvais aller à Lourdes,

j’en étais bien conscient.

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Les 2 personnes ci-dessous (photo prise juste avant l’accident), sont certainement les randonneurs qui ont appelé les secours au refuge d’Arémoulit, je les remercie, si vous lisez ce topo laissez-moi un message, merci encore.

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Voilà, direction les urgences de l’hôpital de Pau, moi qui rêvais de survoler les Pyrénées et bien c’est fait,

mais je ne pensais pas le faire de cette manière là !

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Je tiens à remercier les 2 randonneurs qui ont appelé les secours, merci encore. Et surtout à ces sauveteurs, Sapeurs-pompiers de Pau, qui tous les jours sauvent des vies humaines, merci beaucoup aux secouristes et leurs équipages.
Avec du recul, j’ai fait une grosse bêtise, en utilisant la corde et sans baudrier (une folie qu’en j’y pense), mais qui a mis ce rappel éloigné de 2m de la paroi ?, ça m’a conduit à faire une erreur, je pense que ce spit est prévu pour descendre en rappel pour les personnes qui font de l’escalade et non pour s’assurer sur une cheminée.
Moralité, ne partez jamais seul en montagne pour des randonnées de ce genre, et si vous êtes fatigués, rebrousser chemin, la montagne ne partira pas.

Concernant cette fameuse cheminée, je la trouve très dangereuse, surtout au retour, (moi qui est fait 2 fois l’Ossau, je trouve les 3 cheminées de l’Ossau beaucoup plus faciles et moins dangereuse).

Alors est-ce la fatigue qui me fait dire cela, je ne sais pas ? Peut-être. Je me contenterai à l’avenir de gravir des sommets sans difficultés, et si par hasard je devais un jour refaire un sommet comme le palas, je le ferai accompagné d’une personne ayant l’expérience de la montagne. Pour les personnes qui veulent faire le Palas par la cheminée Ledormeur, soyez très prudent, surtout à la descente et faites attention aux chutes de pierres. Le récit ci-dessus a été rédigé 2 jours après l’accident, 2 mois après, mes mains vont beaucoup mieux, j’ai gardé les bandages aux mains pendant 6 semaines, aujourd’hui ça va mieux. je m’en veux encore d’avoir fait une connerie comme ça. Avec du recul, la fatigue a été certainement la cause de mon accident et aussi le fait d’être seul. Il est clair qu’aujourd’hui, je pourrai faire cette randonnée les yeux fermés, le tracé est mémorisé à vie dans ma petite tête. Alors, que vous dire pour cette randonnée, et bien que c’est une randonnée qu’il faut faire, mais ne partez pas seul, le panorama au sommet est extraordinaire. Pour la cheminée soyez prudent et portez un casque. S’ils vous arrivent d’être dans une situation similaire, ne paniquez pas, restez calme et réfléchissez avant d’entreprendre une action.

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Soyez prudents.

C’est en grande partie, à cause de cet accident que j’ai eu l’idée de faire ce site pour informer les gens des dangers potentiels de la montagne. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus aguerri, j’ai emmagasiné de l’expérience à travers mes randonnées, mais je respecte la montagne qui finit toujours par avoir raison. Aujourd’hui je sais renoncer lorsque je suis près du but, même si je suis à deux pas, chose que je n’ai pas faite au Palas, par manque d’expérience. Savoir renoncer en montagne c’est le plus difficile, ce n’est ni honteux, ni dévalorisant, c’est simplement faire preuve de bon sens.

43 réponses
« Anciens commentairesCommentaires récents »
  1. Aurélien Loste
    Aurélien Loste dit :

    Merci pour ces conseils précieux, le Palas étant un modèle du danger en montagne, et gravé par Ledormeur sur le pont de l’Adour à Tarbes, avec treize autres sommets, Chabarrou, Gabizos..

    Pour Bidouillix, grimper avec un sac de montagne étant techniquement impossible, peu importe le niveau du grimpeur, pour le Chabarrou dimanche dernier, j’ai dû prendre un sac avec seulement une gourde militaire en alu et un coupe-vent, car c’est 1h de rando avec les mains, donc impossible avec un sac de montagne.

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  2. Bidouillix
    Bidouillix dit :

    Salut Mariano,

    Tout d’abord, Merci, pour ce site, ces infos, assez nombreuses.
    J’ai prévu une traversée des Pyrénées, Est-Ouest pour l’été qui arrive. Je n’ai aucune expérience de haute montagne mais j’ai l’habitude des longues rando, des pierriers, de l’escalade à mains nues.. Je suis un brin foufou mais toujours raisonné et je n’ai jamais pris de décisions sans peser les risques, ou de manière inconsidérée, quitte au final à rebrousser chemin.

    J’aimerai faire la brèche de Roland, mais aussi le Palas. Je vois qu’il y a des cheminées à traverser. De plus, je serai accompagné d’un sac d’un certain volume et je m’inquiète d’arriver à mes fins. Surtout que je ne pourrai pas toujours le laisser à l’entrée des dites cheminées. Que me conseillez-vous ?
    Avez-vous d’autres conseils ?

    A bientot 🙂

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  3. LAMY
    LAMY dit :

    Merci Mariano pour ce récit poignant.
    Pour ces photos à couper le souffle.
    Je connais cette région que j’ADORE.
    De bons souvenirs mais je ne suis pas allée aussi haut !…
    J’ai connu également le sauvetage en « petite » montagne , sur un sommet que je connaissais comme ma poche , et c’est ce qui m’a permis de m’arrêter pour ne pas chuter au bord de barrières rocheuses…
    Un CRS ,des secours en Montagne m’a récupérée vers minuit , un certain 19 Décembre.,en réécoutant un message , « si précis » que j’avais laissé sur un répondeur , quand le réseau a bien voulu le faire passer.
    Je remerci Robert P. a qui je dois d’être en vie , car il ne sentait pas d’abandonner les recherches , à 21h , comme ce devait être , sachant que le lendemain , je ne serais plus de ce monde.
    Nous sommes toujours en lien.
    Bien amicalement.
    Marie-Aleth.

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  4. GASCUENA
    GASCUENA dit :

    Bonjour

    Recit très intéressant sur les dangers de la montagne
    Pouvez vous me donner quelques randonnées à faire sans escalade autour du pic d’Ossau. Nous sommes de bons marcheurs, mais ayant la soixantaine nous devenons très prudents.
    Merci de votre aide

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  5. prat
    prat dit :

    Bonjour Mariano,

    merci pour ce récit. Heureux de vous lire.

    Ayant sillonné les montagnes de mon plus jeune âge à 20 ans environ, j’ai un souvenir du Palas.

    Début 80, nous étions avec mon père (avec qui j’ai toujours crapahuté … un montagnard) et un ami de mon père. J’avais 11 ans.

    Nous avons dormi au refuge. Départ pour le Palas au matin. Le temps était plutôt beau, mais devait se couvrir dans l’après midi. Mais cela nous laissait le temps.

    Je me souviens de l’arrivé au col et l’ascension à commencé. Mon père m’avait encordé à différents endroits. La montée très bien. Petit moment au sommet. pas trop longtemps car ça commencé à monter niveau nuages. je me souviens de passer l’arrête (gaz à tous les étages 🙂 m’accroupir, à cheval par endroit … j’aimais ça, les passages aériens, mais c’était toujours impressionnant.

    Puis ça s’est bouché d’un coup. Le brouillard est tombé. Nous allions voir mais impossible de trouver le passage (j’imagine que c’était par Ledormeur). Je me souviens nous tombions chaque fois sur des parois. Nous remontions puis à nouveau. La pluie s’est installée. Les pierres commençaient à dégringoler. Il fallait bien voir ou nous posions nos pieds car c’était devenu glissant par endroit. Je me souviens les bras vers le haut attrapant des prises, l’eau ruisselait dans mes manches et le bruit, le son des pierres qui roulent et rebondissent. Mon père calme comme toujours. Après plusieurs heures, il à trouver le passage, un miracle dans ces conditions.

    Mon père nous à avouer une fois au refuge, que pour la première fois, il a pensé que nous allions y passer la nuit.

    Nous sommes arrivé au refuge, la nuit venait de tomber. Le gardien était content de nous voir arriver … il allait donner l’alerte.

    Heureusement que l’orage n’était pas prévu au programme. Je me souviens d’une ascension du Ramoun adolescent, nous avons chopé l’orage sur la crête … demi tour calmement … dans cet air plein d’électricité. Nous avancions tous dans un silence de mort. Beaucoup de chance là aussi.

    Merci Mariano pour vos photos et récits.

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  6. CORNEE Jean claude
    CORNEE Jean claude dit :

    Bonjour cher Mariano,
    J’ai fait trois fois le Palas, une fois en AR par les géodésiens, deux fois en traversée avec descente par cette fameuse cheminée Ledormeur. Effectivement, elle n’est pas très sympathique, surtout dans ce sens, où la confusion est possible avec une autre cheminée, quelques mètres plus bas, bien plus séduisante…mais fortement déconseillée. Autrefois, les cairns abondaient sur l’arête descendant du sommet vers le piton Von Martin, sur lequel ces deux cheminées débouchent, ajoutant encore à la confusion. Un nettoyage avait bien été fait, notamment par un guide du C.A.F. mais seule une très bonne lecture du terrain permet de déjouer le piège. Je pense avoir compris qu’une trace de peinture rouge permet désormais aux escaladeurs de se repérer avec plus de certitude. C’est heureux, car ce pic remarquable (point culminant de toute l’Aquitaine) mérite notre admiration. Le panorama depuis sa cime est somptueux. Bravo et merci pour tous ces merveilleux topos qui permettent, même à un âge avancé, d’aller encore respirer l’air des sommets. Cordialement

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  7. David
    David dit :

    Bonjour,
    Je préparais une rando cet été et à la lecture de ce topo cet incident m’a rappelé une de mes sorties l’année dernière ou fatigué également j’avais pris moi aussi une mauvaise décision au port d’Oo depuis Gias en voulant rejoindre le col des Gourgs Blancs. Face au vide arrivé au port d’Oo pour redescendre côté Portillon j’ai paniqué, fatigué d’avoir été trop vite depuis pont de Prat le matin et désormais sans presque plus d’eau, j’ai commis une erreur d’orientation en redescendant sur le refuge d’Estos (je comptais rattraper le village de Plan en Espagne et rentrer en France par le tunnel Aragnouet/Bielsa, j’habite la vallée d’Aure ……).
    J’ai donc continué mon chemin jusqu’à Benasque arrivée vers 20h, et en faisant du stop j’ai compris mon erreur, les Espagnols m’ont conseillés de passer par Venasque à pied pour rejoindre la France.
    J’ai compris mon erreur loin d’être vers la vallée de Gistau j’étais perdu beaucoup plus loin sans possibilité d’appeler quelqu’un de ma famille (pas d’option Espagne sur le mobile).
    Heureusement une gérante d’un hôtel à la sortie de Benasque m’a prêté son téléphone pour appeler quelqu’un pour venir me chercher. Un grand merci encore à elle.
    Parti d’Arreau à 21h, mon sauveur est arrivé à 00h30 pour arriver à 2h30 du matin à Arreau.
    Moralité maintenant je prend de l’argent, des capsules micropure et si je me sens fatigué je renonce et fais demi tour.

    Répondre
  8. Fred
    Fred dit :

    Bonjour,
    Quelles images superbes ! sans parler de votre petite promenade en hélico … vous avez beaucoup de courage !
    Je vais faire ce sommet fin Août , et je serai prudent !
    Dans cette cheminée j’aurai une pensée pour vous et vos précieux conseils .
    Très cordialement,
    Fred.

    Répondre
  9. FRANCOIS Eric
    FRANCOIS Eric dit :

    Bonjour, Tout d’abord un GRAND MERCI pour votre magnifique site et ces merveilleux partages. Félicitations pour la qualité des photos et renseignements.
    Je suis intéressé par les Bardenas, j’ai visualisé votre magnifique vidéo.A quelle période y avez-vous été et existe-t-il un topo des randonnées. Mon épouse et moi pouvons y consacrer le temps qu’il faut. D’avance bien merci. Bien à vous. E; FRANCOIS

    Répondre
  10. Pierre bayonne
    Pierre bayonne dit :

    Bonsoir mariano , j’ai fais ce weekend le palas par la cheminé ledormeur et effectivement c’est une randonnée a ne pas prendre à la légère.. Paradoxalement j’ai eu plus de mal à redescendre par la brèche des géodesiens qu’a monter par la cheminée. Cela fait deux fois que je tente cette randonnée en solo. La première fois il y a un an j’avais renoncé devant la cheminée car je n’avais rencontré personnes dans le secteur. Cette fois ci parti dimanche matin du refuge d’arremoulit ou j’avais passé la nuit avec une dizaine de randonneurs qui faisaient tous le palas je savais très bien que s’il m’arrivait quelque chose une de ces personne aurait pu me secourir ou donner l’alerte. Ce que je voudrais faire comprendre par mon message c’est que l’on peut effectivement randonnée tout seul mais dans ce cas il faut être deux fois plus prudent qu’un groupe et savoir renoncer a une randonnée même si l’on est proche du but. Et j’en sais quelque chose pour avoir rebroussé chemin plusieurs fois par peur de la chute. Je pense que l’on est moins téméraire quand on randonne tout seul. En tout cas merci pour tout ces topos qui nous font découvrir tout les mois une nouvelle randonnée. Et par le biais de ton site remercier aussi la ou les personnes qui ont refait le balisage a la peinture rouge dans la cheminée. Notamment la grande croix qui interdit l’accès à la mauvaise cheminée

    Répondre
  11. Menu
    Menu dit :

    Bonjour,

    On m’avait raconté que vous aviez eu un accident qui aurait pu vous coûter la vie. Effectivement votre mauvaise expérience nous conseille d’être très prudent et qu’il vaut mieux renoncer à terminer le parcours lorsque l’on manque de temps ou que la météo ne permet pas d’aller plus loin. Ces parcours peuvent être repris une autre fois même s’ils laissent une impression de déjà vu.
    Merci de nous faire profiter de vos parcours ainsi que des conseils afin de nous permettre de randonner avec un maximum de sécurité.
    G. Menu

    Répondre
  12. Robledo
    Robledo dit :

    Je suis de la vallée d’Ossau , je connais bien c lieu , je fais beaucoup de sorti seul , il faut surtout ce rappeler de ne jamais ce laisser aveugler par cette si belle beauté qui sont nos Mont , bravo pour ces si belle photos et entre nous mon ami tu n’as pas paniqué c pour ça que tu es vivant , félicitation pour cette si belle ascension , tu sais les montagnes on les a dans le ventre et jamais oublier qu’elles sont comme l’océan elle donne 100 fois et gardent une fois , bravo montagnard

    Répondre
  13. Del Monte Paul
    Del Monte Paul dit :

    J’ai aussi fait cette randonnée, seul, en partant du caillou de Socques. Et comme je venais d’ANGLET, ça fait une sacrée journée. Personnellement, j’étais monté par la voie des géodésiens. La montée au dessus du lac d’Artouste est magnifique. C’est très minéral. Je me suis arrêté avant la crête finale parce que la rando devenait trop longue (il fallait revenir), parce que j’ai vu que ça devenait plus technique, que j’étais seul, sans corde et sans casque. Comme ça fait maintenant longtemps que je fais ce genre de sorties dans les Alpes ou les Pyrénées, je savais qu’il ne fallait pas aller plus loin. On laisse sa fierté de côté, la montagne gagne toujours quoi qu’il arrive.
    Une année, je me suis perdu dans le brouillard pour aller au pic du grand Gabizos (à partir de Gourette), heureusement que j’ai rejoint un monsieur, tout aussi perdu que moi, mais lui avait une boussole. Avec ça, on a pu rejoindre le sommet après être passé par des vires à pic où il fallait poser les mains tout en regardant avec attention où on mettait les pieds. Probablement à peine à 10/20 mètres du sommet. Heureusement qu’on ne voyait rien.
    Merci pour ces belles photos, ça m’a rappelé d’excellents souvenirs. Et effectivement : prudence. Mais en fait, il faut bien se connaitre et savoir jusqu’où on peut aller.
    Dans votre cas, vous êtes resté trop longtemps au sommet et vous auriez dû redescendre avec les randonneurs par la voie des géodesiens en leur disant que vous n’étiez pas très rassuré. Ils auraient fait le nécessaire. C’est ce que le monsieur et moi avions fait au grand Gabizos. Comme il y avait du brouillard, nous étions redescendus avec des gens rencontrés au sommet et qui venaient de Lourdes et de Pau. Arrivés au cirque du Litor, les gens de Lourdes avaient raccompagné le monsieur au lac de Batcrabère, et les randonneurs de Pau m’avaient raccompagné à Gourette. Et merci à eux d’ailleurs !

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  14. Lili
    Lili dit :

    Après mon ascension au Palas aujourd’hui, je peux confirmer que les balisages sont bien récents, notamment la croix rouge dans la cheminée qui m’a fait penser à votre accident…
    Vous avez raison, le panorama est époustouflant au sommet et pendant toute la rando…
    Un grand merci pour votre récit et votre humilité, vous avez eu une bonne étoile ce jour-là… J’imagine bien que cela n’a pas été facile pour vous mais pour moi, ce topo a été beaucoup plus instructif que bon nombre de consignes lues ailleurs… Merci !

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  15. laporte paul
    laporte paul dit :

    bonjour Mariano , merci pour tes topo extraordinaires de beautes et de precision , une grande aide pour aborder un itineraire que l ‘ on ne connais pas , a propos lors de ton accident au palas j ‘ etais un de ceux qui t ‘ont propose de descendre par les géodésiens si j ‘ avais su j ‘ aurais insiste , je n’ aime pas la ledormeur , la voie des géodésiens est impressionnante mais plus sure ,je vient de la refaire , j ‘ ai fait le balaitous par la diagonale , c ‘ est plus long mais plus facile , continue a nous enchanter avec tes topo , et a un de ces jours , en montagne

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  16. Laurent CALI
    Laurent CALI dit :

    pour information le tracé de la cheminée ledormeur du Palas vient d’être repeint, et il y a une croix rouge à l’endroit où tu as fait ton erreur de parcours (comme beaucoup de gens d’ailleurs) Le bon passage , celui de gauche dans le sens de la descente n’est pas dans l’axe normal de la cheminée. On est naturellement tenté de rester à droite sur le mauvais passage. Donc avec un bon repérage à la montée, et une recherche de la croix à la descente et il ne devrait plus il y avoir d’erreurs !
    Bonne randonnée et merci encore à Mariano pour tout ses topo qui nous évitent à tous des erreurs de parcours !!!

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  17. Thierry Tostivint
    Thierry Tostivint dit :

    Partager ses expériences c’est donner une chance aux autres de se prémunir d’ accidents souvent bêtes à la base ! Je viens de faire cette ascension Dimanche 26 Aout 2012 , je venais de faire l Ossau le Vendredi par la voie normale , le samedi je me pose sous le Palas et bivouac la nuit sous un gros bloc pour éviter d ‘éventuelles chutes de pierres .Bon c’était pas le confort , mais le lendemain matin j’ attaquais la cheminée frais et les idées claires ( j’avais renoncé trois fois trop fatigué )La cheminée est longue et plus exigeante que les trois de l’ossau réunis .Arrivé en haut j’attend un groupe d’ espagnol , huit personnes casquées comme moi ….à 50 mètres du sommet , ayant pourtant pris toutes les précautions !!! je décroche une grosse pierre ! je cris piedras ! piedras ! le troisième espagnol esquive du bras ! miracle personne n’est touché ! juste le bras écorché à trois endroits .Inutile de vous dire mon sentiment, moi qui aime la montagne et la pratique ! , je dois souligné la gentillesse et le bon esprit des ces espagnols , nous ferrons le retour ensemble descente en libre pour nous et un rappel pour ceux qui étaient moins sure , nous avons croisés à 12 h 00 a la descente au moins quinze personnes aucune ne portaient de casque !! aucune ! Ton récit Mariano , est pourtant claire et tous les topos insistent sur le port du casque ! En conclusion , oui , un bon casque sur la tête vaut mieux qu ‘une corde mal employée e ,c’est une superbe sortie ,de plus balisée de rouge pour éviter le mauvais pas à la descente .Je devais faire le Ballaitous en suivant , mais je suis devant mon clavier chez moi , trop fatigué , j’ai renoncé et c’est bien là le plus dur ! et le plus sage aussi .Ne laissez jamais de place au hasard , portez un casque , la mal chance ça n’ arrive pas qu’ aux autres ,la preuve ! Amitiés à tous ceux qui pratiquent la montagne .

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  18. claude
    claude dit :

    bonjour mariano, je viens de prendre connaissance de votre récit car un ami venait de me parler de cet incident, ouf vous avez eu en effet bcp de chance, le risque zéro n’existe pas en haute montagne, erreur, fatigue, malchance nous ne sommes à l’abri de rien même en prenant un maximum de précaution. je connais le secteur je l’ai fait en 2009 avec un ami en montant par la brêche des géodésiens et en descendant par la cheminée ledormeur. très délicat par la brêche, nous n’avions pas trouvé la descente par la cheminée très difficile mais nous avions pris bcp de précaution même si nous n’avions pas de corde. ceci dit c’est du très “costaud” et le palas reste un sommet à ne pas prendre à la légère. vous avez raison ne pas partir seul dans ce type d’ascension. j’en ai fait bcp en solitaire mais pas des sommets de ce type, et je dirai même si j’ai été heureux de pouvoir le faire je ne le retenterai pas…je vous donnerez des nouvelles de la pena telera que je dois faire avec un ami vendredi. bien cordialement

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