Randonnée Balaitous 3144m depuis le refuge d’Arrémouli 2305m

 
  • Vallée d’Ossau – Déniv: +1500m – 7h30
  • Niveau: Montagnard
  • Départ:   refuge d’Arrémouli 2305m

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Le Balaitous est considéré comme l’un des grands sommets pyrénéens. Sa réputation de difficulté doit cependant être nuancée: quand l’itinéraire est bien déneigé, l’ascension par la grande Diagonale est à la portée des randonneurs expérimentés, habitués à la haute montagne et ayant dormi au refuge d’Arrémoulit.

Voir le Panorama 3D à 360°

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Google Maps - Google Earth

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Difficultés: Itinéraire de Haute montagne parcours final où il faut s’aider des mains, Niveau PD (Par la grande diagonale : Attention terrain exposé : requiert une bonne connaissance de la montagne) Escalade finale de niveau II (Attention pour les petits gabarits) Chemin de haute montagne

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Explications techniques de la partie finale de l’ascension du Balaïtous

Itinéraire global de la grande diagonale depuis l’Abri André Michaud (M) couvrant 450 m de dénivelé. (D) Crète frontière départ de la deuxième partie de la grande diagonale Premier (B), brèche repère (cote 3040m) Deuxième (B) brèche des Isards.

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Première partie de la grande diagonale 2700 à 2880 de l’abri Michaud à la crête frontière : secteur incliné, zone d’éboulis pénible, escalade facile F+

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Deuxième partie de la grande diagonale 2880 à 3040 de la crête frontière à la première brèche : Passages exposés, éboulis, escalade facile F+.

En pointillé rouge la voie Packe-Russel (niveau PD+)

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Dernière partie de la brèche au sommet (de 3040 à 3144m) :

Passages exposés, éboulis, escalade peu difficile (PD-)

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1er jour: Refuge d’arrémoulit.

Départ cabane du caillou de Soques 1390m.

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Après 30 minutes de marche, nous passons sur un petit pont de bois pour sortir de la forêt.

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Vue sur le Vallon de Pombie et sur le Pic du Midi d’Ossau.

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Après environ 600m de dénivelé, on arrive à un petit col : point de bifurcation pour aller soit vers le col d’Arrious soit sur le col de Sobe Cette bifurcation est signalée par un énorme rocher.

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Après avoir laissé le chemin allant vers le col de Sobe, nous arrivons au col d’Arrious.

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Du col d’Arrious, nous allons vers le lac du même nom (un panneau indique ce chemin : Refuge d’Arrémoulit par passage délicat). D’ici nous apercevons les petits et grands pics d’Arriel.

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Voici le point délicat : le Passage d’Orteig. Nous apercevons aussi l’objectif de demain : le Balaïtous (3144m).

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Après avoir passé le passage d’Orteig, une petite centaine de mètres de descente pour arriver au refuge d’Arrémoulit. J’ai indiqué aussi les 2 montées : respectivement le col du Palas et le col d’Arrémoulit par lequel, nous passerons demain.

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Au refuge, nous prenons le temps de trouver un coin pour monter la tente.

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Le lac d’Arrémoulit avec le Pic d’Arriel (2824m) en fond.

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Après avoir mangé avant la tombée de la nuit, un dernier regard vers le pic Palas (2974m)

dans les dernières lueurs du soleil couchant.

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Jour 2 : carte de la rando pour accéder au Balaïtous.

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Le pic d’Arriel en miroir dans le lac d’Arrémoulit avec le soleil matinal.

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Après avoir déjeuné, remonté la tente et laissé nos sacs au refuge,

nous attaquons la montée vers le col d’Arrémoulit.

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Le col d’Arrémoulit (2448m) après 150m de dénivelé positif.

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Au col prendre le chemin à gauche tout de suite à flan.

200 mètres de dénivelé en descente pour rejoindre les lacs d’Arriel : 2 petites cheminées (I+ glissante)

Attention dans cette zone : itinéraire de haute montagne : plus de chemin : suivre les cairns

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1 heure après être parti du refuge d’Arrémoulit, on contourne le lac d’Arriel par le nord

avant de remonter le vallon du gourg glacé

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Remonter ce vallon en longeant le torrent qui y coule. Nous voyons le chemin de descente vers le lac d’Arriel

Attention dans cette partie :

c’est un endroit austère et hostile car très isolé et dans un désert d’éboulis : attention au chevilles.

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Juste avant d’arriver au gourg glacé, le Balaïtous se dévoile.

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Splendide vue sur cette « montagne » depuis ce point d’eau d’une couleur rappelant l’origine

de l’appellation du Balaïtous (vallée laiteuse)

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Nous continuons tout en se retournant le pic d’Arriel se laisse entrevoir.

Remarquons la couleur surnaturelle que donne les alluvions des neiges éternelles à ce point d’eau.

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Zoom vers l’objectif. Et oui nous sommes en Espagne.

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Peu après le gourg glacé, 2 itinéraires se distinguent : itinéraire de gauche (voie normale) et l’itinéraire de droite qui va en direction de la brèche Latour. Ici nous avons pris le deuxième.

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Voici le coté nord de la brèche Latour (coté III+), c’est aussi un accès pour le Balaïtous.

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Finalement en longeant la paroi dans des éboulis pénibles nous regagnons la voie « normale »

(quelques passage I+)

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Voici, juste après le « rocher du déjeuner » , le gros éboulis avec en son centre un énorme roc (Abris Michaud)

annonçant le départ de la Grande Diagonale.

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L’entrée de l’abri André Michaud. Il se dévoile au dernier moment. Nous sommes à 2698m.

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Entamons le départ de cette Grande Diagonale, quelques passages d’escalade facile dans des éboulis pénibles.

Nous rejoignons la crête frontière.

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Depuis la crête frontière (2880m), voici la deuxième partie de la Grande Diagonale.

Corniche ascendante avec un « à pic » vertigineux de 600m :elle est très impressionnante de ce coté là.

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Nous voyons un groupe de 8 personnes qui descendent.

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Allé c’est à nous, on s’engage sur cette corniche. Je pense que c’est les premier 100 mètres les plus exposés.

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Il s’avère que cette partie est moins impressionnante une fois dedans car assez large. Ce qui nous permet d’oublier les 600 mètres de vide sur le coté gauche.

Sur tous les livres et topos, ils conseillent de porter un casque. Compte tenu de ces nombreux éboulis et passage d’escalade I+, les chutes de pierres sont fréquentes. Donc Méfiance !

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Voici la corniche depuis la première brèche, cote 3040.

Apercevons le groupe de 8 personnes au niveau de la crète frontière.

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Depuis cette première brèche, il reste 100m de dénivelé constitué par de courts passages d’escalade cotés I+ à II+ A partir de là, la montée nécessite une habitude aux techniques de base d’escalade (la cordée peu être nécessaire) Nous entamons la montée tout en suivant les cairns chemin à gauche. Les habitués à l’escalade, peuvent partir de suite sur la droite. Si nous continuons à flan vers la gauche, nous arriverions à la brèche des Isards (cote 3066m).

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De corniches, en couloir et en cheminées nous progressons . . .

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Voici le dernier couloir (escalade facile), un passage peut être difficile pour les petits gabarits.

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En nous retournant du haut de ce couloir, le signal géodésique du sommet se laisse entrevoir.

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Voici la dernière portion à gravir avant d’arriver . . .

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Au sommet du Balaïtous (3144m).

Voir le Panorama 3D à 360°

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Sous le signal géodésique se trouve la borne et la stèle à la mémoire de Georges Ledormeur.

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Le Balaïtous : Vaste terrasse schisteuse bordée d’ « à pic » . Au loin,

le Vignemale et ses 3298m dans les nuages . . .

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Les Pics d’Enfer, Garmo Négro, ces 3000 sont aussi dans les nuages . . .

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Au dessus de l’Arriel (2824m), de l’Ossau (2884m), du Lurien (2826m) et du Palas (2974m) . . .

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La descente vers la brèche Latour, et la grande Fache (3005m)

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Vue sur la crête des Frondellas (3069m)

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Vue du glacier de Las Néous en contrebas et de l’arrivée de la cheminée du même nom

qui permet d’accéder au sommet de ce coté (coté III+)

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Allé il est temps de redescendre après un bon casse croute . . .

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Cette photo prise du haut du dernier couloir nous montre à quel point c’est abrupt.

Nous apercevons le gourg glacé en bas…

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Allé on y va. Descente dans le dernier couloir.

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Après ce fameux couloir, plusieurs voies s’offrent à nous. Il faut juste trouver la meilleure.

C’est ici que le casque peut être le plus nécessaire avec tous ces éboulis (en cas de présence de monde)

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Le « chemin cairné ». . .

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Avant de revenir sur la brèche (cote 3040). Le trait interrompu allant à droite va à la brèche des Isards.

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Nous revoilà à la brèche, du haut de la grande diagonale. Nous avons croisé 2 espagnols qui étaient en train de monter.

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La descente de la « Grande Diagonale ».

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Un petit coucou . . .

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La descente de la brèche (B) indiquée.

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La dernière partie, on fait attention quand-même . . .

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Revoilà cette « Grande Diagonale » depuis la crête frontière… qu’est ce que c’est impressionnant d’ici . . .

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Arrivé à l’abri Michaud, nous avons bien repris la « voie normale » pour redescendre au gourg glacé.

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Voilà il nous faut revenir à Arrémoulit, maintenant. Salut à toi Grand Balaïtous…

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Re-descente jusqu’au lacs d’Arriel, il va nous falloir remonter au col d’Arrémoulit.

Nous commençons à ressentir la fatigue. Attention à la cheville dans les éboulis

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Arrivés au col après 200 m de remontée, une dernière vue sur ce massif incroyable

avant de repasser du coté français . . .

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Dans le brouillard . . .

Bien suivre les cairns dans cette situation.

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Ca se découvre un court instant, voici le lac d’Arrémoulit . . .

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et les petits lacs.

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Et son refuge gardé par Pierre-Jean et Soize. Nous reprenons nos gros sacs et tente, et nous voilà repartis

pour remonter au début du passage d’Orteig (environ 100m de dénivelé…encore)

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Le temps de le dire et revoilà le brouillard au dessus d’Arrémoulit. Le Palas tente d’émerger . . .

Ici aussi : par temps de brouillard, bien suivre les cairns.

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On arrive au passage d’Orteig . . .

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Faire attention, les roches sont glissantes à cause du brouillard.

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Nous repassons par le lac d’Arrious.

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Et descendons les 900m de dénivelé restant pour arriver au caillou de Soques complètement

dans le brouillard, doublé d’une pluie épaisse.

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La forêt . . . courage, on arrive.

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Ca y est ! Voilà qui fini bien. Nous avons mis 2H45 pour redescendre du refuge d’Arrémoulit et content de notre super journée et ses 1500m de dénivelé positifs et 2200 négatifs. Quelle Montagne ce Balaïtous : ascension mémorable.

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Mais Attention: c’est un parcours pour randonneur expérimenté connaissant la haute montagne.

Topo de Pierre-Jean . . . .Visitez son site: « Randonnées Pyrénéennes en Photo« 

Lien Randonnée Balaitous avec bivouac au sommet

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Topo-Balaitous

Topo-3144m

 
 
 
 

8 Commentaires

 
  1. Jean Laborde dit :

    Excellent compte-rendu par les commentaires précieux et les images. Ayant, il y a très longtemps, été barré par le névé du col noir, j’ai pu ainsi prolonger virtuellement, presque comme si j’y étais, cette randonnée jusqu’au sommet!

  2. Boissiere dit :

    Bonsoir,
    Je viens de revoir ton parcours!! Chapeau !! Nous qui avons fait demi-tour à la crête frontière à mi-chemin de la Grande Diagonale qui porte sacrément bien son nom!! Sacré Balaitous, pas facile!!! Ce n’est que partie remise, mais ça m’a quand même calmé pour quelques temps!! DENIS

  3. Farion dit :

    Bonjour Mariano, grâce à tes photos je retrouve la grande diagonale que nous n’avons pas pu gravir mardi dernier, la grêle des jours précédents avait durcie et le sentier était gelé!On reviendra en été quand les jours sont plus longs et plus chauds. La montée par le col des Ciseaux (Col Noir impraticable à présent) n’est pas une partie de plaisir, le sol se dérobe sous nos pas, heureusement la descente qui suit nous donne un court moment de répit. Amicalement. Monique

  4. Bonjour,
    Plus possible de se perdre, super photo. Merci pour les renseignements précis.

  5. Bonjour ,
    Félicitations ! je viens de recevoir la revue du CAF  » revue pyrénéenne  » ou vous êtes à l’honneur . C’est bien mérité avec tout ce que apportez aux randonneurs , à ceux qui ne peuvent plus aller en montagne et aux Pyrénées .
    Petites questions techniques :
    - quel matériel photo et focales emmenez vous en montagne ?
    - Pour les panos vous utilisez un pied ?
    - Si oui de quel matériau est-il , eu égard aux orages ?
    Par avance merci et encore BRAVO !
    Amitiés montagnardes
    Jean-Robert Quiblier

  6. Delpech michel dit :

    C est comme si on y etais très parlant Dois le refaire en 2011 me rappelais plus Difficile de faire mieu merci à toi michel D

  7. Super ce topo avec des photos très explicatives . Je suis envoûté par ce sommet que j’envisage de faire . A ne pas négliger et partir avec le beau temps , ce n’est pas une balade .
    Encore merci et bravo !

  8. FERNANDEZ Michel dit :

    Félicitation pour ce topo ci bien renseigné.
    Il mériterait d’être complété par des indications de temps.
    Voici les horaires que j’ai relevé lorsque j’ai effectué cette rando le Week-end du 18 et 19 septembre 2010.
    Montée dans les nuages le samedi , grand beau le dimanche.
    Départ caillou de Soques 15h48, arrivée au refuge 18h26 soit 2h38 de marche.
    Dimanche départ du refuge 8h , abri Michau 10h42 , sommet 12h24 soit 4h24 de marche dont 1h43 dans la diagonale.
    Retour : départ du sommet 13h, refuge 17h28 soit 4h28 de marche. Départ du refuge 18h arrivée au caillou de Soques : 20h30 soit 2h30 de marche.
    Je confirme que la balade reste mémorable.
    Cordialement.
    MF

 

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