Le Balaitous (3144m) depuis Caillou de Soques par Arrémoulit et les lacs d’Arriel (seul 3000 accessible depuis la vallée d’Ossau)

  • Déniv: +2400m – (7h30+5h30)= 13h00 – 26km Niv: Montagnard
  • Aller: +2060m/-340m – (7h30) 13km – Retour: +340m/-2060m – (5h30) 13km
  • Date: le 04/05.09.2010 – Vallée d’Ossau – Départ: Caillou de Soques (1390m)

Les photos de mes premiers topos étaient mises en ligne avec une résolution de 1156×768 pixels, aujourd’hui en 2020, la résolution et la qualité des photos sont de loin, supérieure à il y a 10 ans.
Ayant du temps (Confinement obligatoire, en raison de la crise sanitaire que nous traversons), je revisite mes plus belles randonnées faites tout au début de mon aventure dans les Pyrénées en remplaçant les anciennes photos par des photos d’une meilleure qualité et avec des résolutions au format standard d’aujourd’hui (1600×900 pixels).
Parmi les plus beaux itinéraires que j’ai parcourus à ce jour dans les Pyrénées, il y a une randonnée qui émerge de toutes celles que j’ai eu la chance de parcourir, c’est mon bivouac au sommet du Balaitous.
Peut-être parce que c’était mon premier bivouac à plus de 3000m, je ne sais pas ? Une chose est sûr, les couleurs et les lumières de ces 2 jours sont restés à tout jamais gravées au plus profond de moi !
Quel bonheur et quelle chance d’avoir pu bivouaquer au sommet du Balaitous avec des conditions vraiment exceptionnelles. J’espère qu’à travers ce nouveau topo revisité, vous passerez un bon moment en ces temps difficiles, et pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de bivouaquer au sommet, de vous avoir donné envie de le faire !

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Difficultés: Quand l’itinéraire est bien déneigé, l’ascension par la grande diagonale est à la portée des randonneurs expérimentés et habitués à la haute montagne, il est aussi préférable de dormir au refuge pour faire l’aller retour dans la journée.

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Parking caillou de Soques (1390m), remonter tout le vallon d’Arrious juqu’au col.

Pour voir le parcours en détail avec plus de photos jusqu’au refuge d’Arrémoulit, cliquer ici

7h30 du matin, le soleil illumine notre beau Jean-pierre.

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Après la cabane pastorale d’Arrious 1775m, le sentier poursuit son ascension en lacets vers le Nord-Est.

Randonnée faite avec Michel

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Le pic du midi d’Ossau 2884m avec le refuge de Pombie en bas à gauche de la photo.

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Le col d’Arrious n’est plus très loin.

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Col d’Arrious (2259m), ne pas le franchir !

Prendre le sentier de droite (Sud-Est) pour atteindre en 5 minutes le petit lac d’Arrious.

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Lac d’Arrious 2285m.

Contourner le lac par sa gauche pour monter au Sud-Est, passer un collet sur la crête Nord-Ouest du pic du lac d’Arrious et se diriger vers le passage d’Orteig.

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Le lac d’Artouste (1998m) depuis le passage d’Orteig.

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Fin du passage d’Orteig.

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Après le passage d’Orteig, le sentier cairné ondule ensuite en terrain granitique

pour atteindre une croupe vers 2360m d’où l’on découvre le refuge d’Arrémoulit (2305m).

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Les beaux lacs d’Arrémoulit où se reflète les pics comme le grand Pic d’Arriel (2824m).

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Depuis le refuge (2305m), contourner le grand lac par sa gauche (Nord-Est) et s’élever vers le col.

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Col d’arrémoulit (2448m), panorama superbe sur le Balaitous 3144m

et la Frondella (3071m), premier sommet à plus de 3000 en partant depuis l’Océan.

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Depuis le col d’Arrémoulit (2448m),

descendre versant espagnol sur des terrasses herbeuses afin d’éviter les barres rocheuses de droite.

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Poursuivre la descente dans les éboulis et contourner les lacs d’Arriel (2230m) par sa droite (Nord).

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Après avoir passer des éboulis le long du lac, prendre à gauche vers l’Est,

puis remonter un vallon pentu à droite vers le Sud-Est puis Est-S.E

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Nous prenons très vite de la hauteur avec ce sentier pentu.

Le panorama derrière nous est déjà plus que magnifique !

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Gourg Glacé (2404m).

N’oubliez pas de faire l’appoint d’eau fraîche (dernier point d’eau jusqu’au sommet).

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Poursuivre l’ascension, d’abord vers le Sud-Est. Vous pouvez également prendre à droite du mamelon,

mais pour l’avoir fait au retour, il est bien plus confortable de rester à gauche.

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Continuer vers le Nord-Est et l’Est pour atteindre l’abri Michaud, Attention: il est bien caché, vous risquez de passer à côté sans le voir.

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Abri André Michaud (2698m).

Les +1700m de dénivelé et les 11km de distance depuis le départ du caillou de Soques, ont fini par épuiser Michel (mon compagnon de randonnée) qui n’a plus l’habitude des longues randonnées comme jadis. Après réflexion et concertation entre nous deux, Michel prend la sage décision de dormir à l’abri Michaud et de reprendre l’ascension le lendemain pour me rejoindre au sommet de bon matin.

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Je continue mon ascension en laissant Michel avec une certaine amertume.

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Vue sur le Palas (2974m) et le col Noir.

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A plus de 2700m, il est évident que le panorama ici, ne peut être que splendide !

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Grimper au Nord-Est dans un couloir d’éboulis dominé à droite par une paroi abrupte.

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Vue splendide sur le Palas (2974m) et les lacs de Batcrabère (2180m).

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Crête frontière 2880m.

Continuer a remonter le sentier en direction de la grande diagonale.

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Début de la grande diagonale.

Sorte de grande vire un peu impressionnante mais sans difficulté en l’absence de neige.

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Le danger, comme souvent en pareil cas, provient des risques de chutes de pierres. Portez un casque et restez groupés en restant attentifs. Il est 17h42, je croise des randonneurs de la Rochelle qui me signalent que 2 espagnols bivouaquent au sommet. Quelque part, j’étais un peu rassuré de savoir que je n’allais pas être seul à passer la nuit là-haut.

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Le sentier depuis le départ est évident et bien cairné mais là,  les chose se compliquent. Entre 3050m et 3060m, soit quelques mètres en-dessous de la brèche des Isards (3066m) qui ne faut pas atteindre, s’élever à droite en utilisant les sentes cairnées dans les éboulis.

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Prenez bien votre temps, de bien repérer les cairns.

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C’est peut-être le seul endroit où vous ne trouverez pas de cairn !

D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, j’ai un peu flippé devant cette muraille qui paraissait inaccessible. En faite, il suffit d’escalader 2 à 3m à droite d’un gros bloc qui se trouve dans l’axe du couloir d’éboulis, pour apercevoir la cheminée finale.

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Cheminée à gravir sans difficulté, sauf peut-être au passage du bloc en plein milieu de la cheminée

où les petits gabarits auront quelques peines à se hisser au-dessus.

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Vue derrière moi sur les lacs d’Arriel depuis le haut de la cheminée (1000m plus bas).

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Depuis la sortie de la cheminée, j’aperçois la stèle de Georges Ledormeur.

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1h40 depuis l’abri André Michaud, évidemment, j’ai une pensée pour Michel qui est resté à l’abri Michaud et qui ne pourra pas assister au coucher et lever de soleil depuis le sommet.

Nous avons mis 11h00 (pauses comprises) c’est beaucoup !

Il est vrai que Michel n’a vraiment pas la condition, mais c’est aussi un peu de ma faute, ne le connaissant pas, j’aurai du prévoir de dormir à Arrémoulit.

Compter 7h30 sans les pauses pour ceux qui ont la condition,

pour les autres il est préférable de passer la nuit au refuge d’Arrémoulit pour faire l’ascension le lendemain.

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Le panorama est immense depuis le sommet lorsque les conditions sont optimales comme aujourd’hui.

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Panorama vers l’Espagne.

Le pic de la Frondelle (3071m) avec la brèche Latour (2945m) en bas à gauche.

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Panorama de la Peña Telera au visaurin.

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Magnifique panorama en direction du pic du midi d’Ossau (2884m), et du pic du Palas (2974m) à droite de la photo que j’avais prévu de faire le lendemain, mais avec la forme de Michel, ce n’est vraiment pas envisageable. Décidément depuis ma mésaventure du Palas ça fait plusieurs fois que je le reporte (il faudra attendre encore 7 années de plus pour revenir sur les pas de mon accident du 04/08/2007)

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Un vautour fauve plane au-dessus de moi, à plus de 3200m d’altitude.

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La luminosité commence tout doucement à diminuer.

Panorama sur le pic du midi de Bigorre (2872m).

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Notre Jean-Pierre (2884m).

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Une petite photo souvenir avant le coucher de soleil.

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Mes deux compagnons de Pampelune qui vont passer la nuit au sommet.

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Ils ont déjà préparé le couchage pour la nuit.

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Quel privilège de pouvoir assister au grand spectacle de Dame Nature (coucher et lever de soleil).

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Les photos qui vont suivre n’auront pas de commentaires ou très peu:

Dame Nature se suffit à elle-même !

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Le soleil se couche vers 20h36, derrière la grande Aiguille d’Ansabère (2377m).

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Michel qui lui est bien installé dans l’abri Michaud , voit comme moi le soleil se coucher mais 450m plus bas !

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Le Pic du Midi d’Ossau (2884m).

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Les conditions sont très favorables aujourd’hui, j’ai vraiment de la chance.

Ça fait une heure que le soleil s’est couché, et on peut encore voir les couleurs du soleil très loin à l’horizon.

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Je ne suis pas très loin des 2 Espagnols qui dorment juste au-dessus de moi, mon bivouac est 3m plus bas.

Je vais donc dormir pour la première fois de ma vie à une altitude de 3141m d’altitude (Température à 21h00: +7°).

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Un ciel magnifique avec une belle voie Lactée et beaucoup d’étoiles filantes.

Les étoiles filantes ont un nom trompeur. En réalité, elles désignent les météorites qui pénètrent dans notre atmosphère par vague de plusieurs dizaines, voire centaines ! Ces poussières ou minuscules fragments rocheux sont laissés dans le sillage des comètes, en l’occurrence la comète 109 P/ Swift-Tuttle pour « les Perséides », et dérivent dans l’espace interplanétaire. Fréquemment et régulièrement, ces nuées de particules cométaires croisent l’orbite terrestre et se laissent alors entraîner vers l’atmosphère de notre planète.

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Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas beaucoup dormi mais, même à 3h30 du matin le spectacle est toujours présent autour de moi, cette fois-ci avec les lumières de la ville de Tarbes.

La température est tombée à 0° et je me rends vite compte que mon sac de couchage est un peu limite, et oui à l’époque je n’étais pas aussi bien équipé qu’aujourd’hui !

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6h40 du matin (40 minutes avant le lever du soleil).

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Le spectacle va bientôt commencer !

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Croissant de lune.

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Il n’ y a que le soleil qui peut nous offrir ce panel de couleurs !

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Magnifique lever de Soleil !

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Il n y a pas de mots . . . . . .

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Mes deux compagnons de nuit assistent également à ce beau spectacle.

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A voir leurs petites mines, ils n’ont pas beaucoup dormi non plus.

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Le spectre du Balaitous (l’ombre du Balaitous projeté sur l’horizon).

  • Le spectacle qui se déroule devant nos yeux est étrange et saisissant, le sommet où nous sommes se hisse abruptement sur l’horizon de l’océan. Ce rare et saisissant contraste grandit le Balaitous et lui donne une majesté extraordinaire ».
  • Au lever du soleil, les rayons passent par le sommet, presque horizontaux, vont tangenter la surface de la terre en un point précis, qui sera le point le plus éloigné visible depuis le sommet, il sera donc sur l’horizon.
  • Alors, ami montagnard, si tu te trouves au lever du jour sur un sommet, avant de rejoindre la vallée, prends le réflexe du chercheur d’ombre et regarde vers l’ouest. La nature t’y a peut-être préparé une belle surprise : une silhouette oubliée de l’ouest, majestueuse, que tu rangeras avec tes beaux souvenirs d’altitude.

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Majestueux notre J.P

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Vers les Pics d’Enfer (3082m).

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Panorama vers les aiguilles d’Ansabère et le pic d’Anie.

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Le Pic d’Anie (2504m).

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Le Visaurin (2669m).

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Visualiser les trois panoramas depuis le sommet: Coucher de soleil, Lever de soleil et celui de la Journée:

La ville de Pau.

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Un madrilène qui a pris la route hier pour gravir le Balaitous aujourd’hui de bon matin.

(Un ancien grand grimpeur espagnol).

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Vue plongeante sur le lac d’Arriel (900m plus bas).

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Le pic du midi de Bigorre (2872m).

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Le pic de Néouvielle (3091m), le pic des trois conseillers (3039m) et le Turon de Néouvielle (3035m).

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La Collarada 2886m.

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Il est 10h du matin, en sachant qu’il faut entre 1h30 à 2h00 pour monter au sommet depuis l’abri Michaud, je commence a être un peu inquiet de ne pas voir Michel arriver au sommet.

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Je décide de redescendre du sommet pour aller le rejoindre.

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Ouf !

Je le vois presque à la fin de la diagonale juste au début des difficultés pour l’ascension finale.

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Nous laissons nos sacs à dos pour nous alléger à la montée.

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Michel est heureux de pouvoir enfin accéder au sommet de ce géant des Pyrénées.

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La cheminée finale.

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Photo souvenir pour immortaliser l’instant.

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Michel et Mariano.

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Le panorama est toujours aussi superbe.

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Zoom sur le pic d’Anayet (2545m) et le Vertice à sa gauche (2559m).

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Le pic de Ger (2613m) avec la ville de Mourenx, l’usine de Lacq et Pardies.

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La Peña Retona (2781m).

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Panorama du pic du midi de Bigorre au pic de Campbieil.

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Du Vignemale aux pics d’Enfer.

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Ce sommet est vraiment magnifique, quelle vue !

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Sa majesté l’Ossau !

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Panorama vers la plaine de Tarbes avec le barrage du Tech en bas à gauche, départ pour l’ascension du Balaitous, compter 10h30 aller/retour pour +1800m de dénivelé. C’est nettement plus court que par caillou de Soques (aller/retour= +2700m pour 13 à 15h et 26km)

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La vue du massif du Vignemale de ce côté est vraiment superbe.

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Le Vignemale, plus haut sommet frontalier des Pyrénées françaises (3.298m)

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Le glacier de l’As Néous.

Je n’ai vu personne depuis hier monter au Balaitous par le glacier depuis le refuge du Larribet. Mon ami (Antoine) qui a fait la semaine dernière en 16 heures et en 1 seule journée depuis le refuge du Larribet: Balaitous/Palas/Ossau (+4000m de dénivelé) pour bivouaquer en haut de l’Ossau (plus le temps de redescendre avec la nuit), oui je sais il est fou ! mais il avait ça dans sa petite tête depuis déjà un certain temps.

Il est donc passé par le glacier, et a eu beaucoup de difficultés à pouvoir rejoindre le début de la cheminée depuis la fin du glacier, cela explique que les randonneurs certainement informés du danger, ne font plus l’ascension de ce côté en été.

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Quand à nous, il est temps de repartir, car le chemin est long jusqu’au caillou de Soques: Compter 5h30 pour ceux qui ont la forme et voir 2 heures de plus pour les autres (dénivelé: -2200m/+500m pour 13km.

Retour par le même itinéraire que la montée.

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La cheminée.

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Dans la cheminée, un seul passage un peu délicat surtout pour les petits gabarits (allez doucement en cherchant la bonne prise et le bon appui).

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La cheminée une fois passée, vous devez encore utiliser un peu les mains pour éviter les difficultés et retrouver les cairns.

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Suivre le sentier bien visible jusqu’au cairn (direction Nord).

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Depuis le cairn, descendre sans difficulté ce petit couloir à flanc de montagne.

Il faut parfois s’aider des mains (illustration de Michel sur la photo).

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Nous récupérons nos sacs à dos, quel bonheur de n’avoir pas eu de poids sur le dos !

C’est là que l’on se rends compte que le poids est l’ennemi n° 1 du randonneur. Magnifique vue plongeante depuis ce petit éperon, les lacs d’Arriel et le lac de Gourg Glacé.

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Une cordée de randonneurs venant d’Agen à l’assaut du Balaitous.

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Allez doucement dans la descente de la grande diagonale, il n y a pas de danger en particulier, sauf qu’il faut faire très attention de ne pas envoyer des cailloux aux randonneurs qui montent.

Portez le Casque !

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Le paysage en descendant depuis la grande diagonale est vertigineux.

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Au premier plan, le lac de Gourg Glacé (2410m).

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Elle est vraiment belle la nature !

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Nous sommes encore sur la grande diagonale.

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Vue sur les lacs de Batcrabère (2180m).

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Le Jean-Pierre.

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El Castillo de Acher (2390m).

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Peña de Aguerri (2446m).

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Panorama grandiose depuis la fin de la Grande Diagonale, il n y a pas de mot !

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Nous ne sommes qu’à quelques mètres de l’abri Michaud (2698m).

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A partir d’ici, deux possibilités:

Rejoindre le lac Gourg Glacé en contournant le mamelon en face de vous, soit par la gauche ou par sa droite, pour être redescendu par la gauche, je vous conseil de le contourner par sa droite, beaucoup plus confortable et le sentier est bien meilleur.

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Comme je l’ai énoncé plus haut, nous sommes redescendu par la gauche.

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Lac Gourg Glacé.

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Lac Gourg Glacé (2410m) avec en toile de fond le merveilleux sommet que nous venons de faire.

N’oubliez pas de remplir vos gourdes, l’eau est bien fraîche.

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Le Balaitous.

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Depuis le lac, vue en contrebas sur le lac d’Arriel et le col d’Arrémoulit en face qu’il va falloir grimper.

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Au bout du lac principal d’Arriel, un sentier file vers le Sud en direction du lac de la Sarra ou du refuge de Respomuso,

c’est par là que les Espagnols montent au Balaitous pour la voie normale.

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Nous concernant, nous contournons le lac par sa gauche avec une belle vue sur le Palas (2974m).

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Au pied de la montée, la vue en haut du col d’Arrémoulit qu’il faut gravir avec un dénivelé positif de +200m.

Concernant Michel, il est vraiment très fatigué et nous sommes complètement dans les choux au niveau de notre timing, j’avais prévu de rentrer vers 17h00 à la maison tout en faisant l’ascension du Palas et il est 16h00 ! Autant vous dire que nous ne seront pas à la maison avant de longues heures.

Pour pas que nos épouses appellent les secours ne nous voyant par arriver, je décide de laisser Michel continuer tout seul pour la montée au col puis la descende au refuge, pendant que je pars vite en courant de temps en temps jusqu’au refuge d’Arrémoulit pour prévenir nos épouses par téléphone. Pour ceux qui pensent (et il y en a malheureusement encore beaucoup) qu’il suffit d’appeler le 112 pour joindre les secours, sans la moindre barrette de réseau, il vous sera impossible de joindre le moindre service ! ! !

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Depuis le col d’Arrémoulit (2448m), redescendre vers le refuge.

Depuis les lacs d’Arriel, j’ai mis 1h15 pour arriver au refuge d’Arrémoulit et prévenir par téléphone mon épouse pour qu’elle soit rassurée et qu’elle n’appelle pas les secours (Nous rentrerons tard mais en bonne santé et c’est bien là l’essentiel).

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Michel arrive 2 bonnes heures après que je sois arrivé au refuge, j’étais très inquiet ne le voyant pas arrivé mais malgré sa démarche lente, il va bien, il a surtout un sacré moral !

Maintenant que nos épouses sont au courant de notre retard, nous pouvons repartir du refuge d’Arrémoulit en toute tranquillité.

Depuis le refuge, nous remontons vers l’Ouest en direction du passage d’Orteig.

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Depuis le haut de la croupe (2360m), belle vue sur le Palas et le sommet du Balaitous.

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Une marmotte prend ses dernier rayons de soleil de la journée.

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Michel dans le passage d’Orteig.

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Malgré sa fatigue, Michel est bien lucide !

Nous marchons très doucement mais l’essentiel, est d’arriver à bon port !

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Fin du passage d’Orteig.

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Le lac d’Artouste 1998m.

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L’arrivée au lac d’Arrious (2285m).

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Col d’Arrious (2259m),

il ne reste plus qu’à descendre ce beau vallon avec en toile de fond notre beau Jean-Pierre.

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Normalement, il faut entre 1h45 et 2 heures pour rejoindre le caillou de Soques depuis le col d’Arrious,

nous allons mettre plus de 3 heures !

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Le soleil se couche derrière le Pic du Midi d’Ossau.

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Encore 1h30 de marche et en pleine nuit avec nos lampes frontales pour rejoindre la voiture.

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Retour à la maison vers 1h00 du matin après ces 2 belles journées passées en montagne.

Pas déçu de n’avoir pas pu grimper au palas par manque de temps, nous avons passé avec Michel 2 magnifiques journées de montagne avec des paysages grandioses, des levers et couchers de soleil magnifiques que seule Dame Nature peut nous offrir. Quelques moments intenses d’inquiétudes mais au final, ces 2 journées passées avec Michel resteront c’est sur, gravées à jamais dans nos mémoires de montagnards.

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42 réponses
« Anciens commentaires
  1. Gaspard
    Gaspard dit :

    Bonjour Mariano. Rando faite ce jour en aller-retour (10h en tout, pauses incluses).
    Une randonnée vertigineuse et exigeante, il faut avoir confiance en ses appuis. La descente permet rarement d’accélérer la cadence.
    Les paysages sont magnifiques.
    Il est simplement dommage que cette rando soit “entre deux” : très éprouvante si on la fait à la journée, très longue si on la fait en deux jours (avec le poids du matériel supplémentaire).
    Personnellement j’ai préféré le Lurien, bien que moins emblématique.
    En tout cas merci pour ce magnifique topo, toujours aussi détaillé c’est un régal !
    A bientôt sur les sentiers

    Répondre
  2. Bogaert
    Bogaert dit :

    Merci Mariano pour ce topo qui nous a bien servit la journée du 22/08/20. Balaitous a/r depuis caillou de Soques. Départ et arrivée avec la frontale, plein les jambes mais quel spectacle ! un circuit où l’on rencontre une multitude de lacs. Sans difficultés pour les habitués des sommets Pyrénéens. Casque obligatoire dans la grande diagonale. A la fin de la grande diagonale, trace moins évidente pour la traversée et retrouver la cheminée finale donc bien étudier le topo et prendre son temps. Ne pas se fier aux autres randonneurs qui peuvent prendre des passages plus risqués. Il est utile de laisser les sacs et batons en bas de la grande diagonale sauf si bivouac. Au plaisir de se rencontrer sur les sentiers.

    Répondre
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