Bivouac hivernal au Puech (1669m)

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Bivouac hivernal au sommet du Puech (1669m)

  • Déniv: +680m – (2h15+2h00)= 4h15 – 10 km Niv: Randonneur Lien du topo (Ici)
  • Date: le 12/13.01.2022 – Haute-Garonne – Départ: Col de Portet d’Aspet (1069m)
  • Température extérieur: -7° (-10° en ressenti) -2° à l’intérieur de la tente (Photos de nuit entre 5h00 et 5h40 du matin)

L’album photos de notre bivouac en mode hivernal

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Les 3 Panoramas:

La nuit, le coucher et le lever de soleil avec ce dernier annoté en très grande définition:

La suite de l'album . . . . . . . . . .

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C’est parti pour atteindre le sommet du Puech (+640m de dénivelé pour 4,7km de montée).

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Bivouac avec mon ami Serge.

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Nous arrivons au sommet à 17h10.

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-5° à l’arrivée, vite vite le montage de la tente.

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Il faut faire vite avant que le soleil se couche, nous sommes un peu en retard . . . .

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Heureusement qu’il ne faut que 10 minutes pour monter ma tente Hubba Hubba NX de chez MSR.

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Peu de commentaire, les photos suffiront à elles-mêmes.

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La température avoisine les -5° pour l’instant . . . . . .

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Le coucher de soleil vers 17h30, nous ne sommes pas très haut (1669m) et donc,

nous ne verrons pas le soleil se coucher au zénith.

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Mariano bien emmitouflé, désolé mais il fait trop froid !

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Le panorama vers l’Est avec les Mont Valier, Maubermé et Crabère.

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Les dernières lueurs de soleil sur le Mont Valier (2838m).

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Serge mon compagnon pour ce bivouac hivernal,

merci infiniment à lui de m’avoir accompagné, un bivouac qui restera gravé dans nos mémoires à jamais.

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Dernière préparation de notre couchage pour la nuit.

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18h00 la nuit va commencer à tomber,

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il est tôt, mais comme il fait très froid (-6° pour l’instant), nous rentrons dans la tente pour ne plus en sortir jusqu’au petit matin, sauf pour moi si je me décide à me lever pour faire des photos de nuit, c’est pas gagné !

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Pour faire des photos de nuit il faut dans un premier temps que la lune soit complètement couchée,

vers 4h00 du matin et que la voie lactée soit au-dessus du zénith et non sous nos pieds.

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Le dîner du soir avec un bon café pour nous réchauffer (Pour l’instant 0° dans la tente et -5° dehors).

Il est 19h30, autant vous dire que nous n’allons pas trouver le sommeil tout de suite !

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Le thermomètre vers 22h00 est descendu à -2° dans la tente et -7° à l’extérieur avec un ressenti d’au moins -10°, mais heureusement qu’il n’y avait pas de vent ou très peu (10/15km/h maxi).

Je me suis quand même décidé à sortir dehors vers 5h du matin après que la lune se soit couchée totalement, j’avais vraiment pas envie mais je ne le regrette pas du tout, Jugez par vous-même . . . . .

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Pour les novices, il faut savoir que pour les photos de nuit et surtout pour photographier les étoiles, le

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temps d’exposition doit-être entre 25 et 30 secondes mais pas au-delà pour pouvoir figer les étoiles.

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Il faut compter 1 minute par photo, cette séance va durer 45 minutes pour 38 photos de prises.

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Trépied obligatoire avec les réglages suivants:

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Mode manuel avec un reflex Nikon D7500, Focale 10mm en DX.

Exposition: entre 20 et 30 secondes, entre 3.000 et 8.000 Iso, ouverture (profondeur de champ): 3,5mm.

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Température extérieure -7° (-10° en ressenti)

mais devant ce spectacle que seule Dame nature peut nous offrir,  je n’ai vraiment pas eu froid !

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Serge m’avait déjà prévenu, je ne sortirai pas de la tente !

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Il a quand même contribué aux photos de nuit avec l’éclairage de la tente depuis l’intérieur.

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(2 secondes avec la frontale durant les 30 secondes que dure l’exposition)

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Le cœur de la voie lactée est sous nos pieds,

quel dommage de ne pas pouvoir la capter dans mon objectif !

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Tant pis, ce n’est pas grave ! Le ciel est magnifique avec une vue au loin de l’aéroport de Toulouse-Blagnac où l’on voit la rampe lumineuse en rouge qui défile de gauche à droite pour le décollage et l’atterrissage des avions. 

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Vers l’Aneto et les lumières de la Station de ski du Mourtis.

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La dernière photo de nuit en direction de Saint-Gaudens

avant de rentrer dans mon sac de couchage définitivement jusqu’au petit matin.

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Après le petit déjeuner vers 7h du matin,

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nous sortons de la tente vers 8h00 pour la photo.

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L’aube puis . . . . .

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l’Aurore:

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Aurore: moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil,

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où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

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Encore quelques photos avec le trépied.

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A partir de maintenant, à quelques minutes du lever de soleil, plus besoin de trépied,

la luminosité est largement suffisante pour photographier à main levée

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Le massif de la Maladeta et son Pic Aneto (3.404m) plus haut sommet des Pyrénées.

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Les 3.000 du Luchonnais (Haute-Garonne).

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Les fumées de l’usine de la cellulose de Saint-Gaudens s’élèvent au-dessus de la petite mer de nuages.

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Les sommets vont commencer à s’illuminer les uns après les autres . . . . .

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En commençant par les plus hauts, Aneto, Perdiguère et Pic Long pour ne citer qu’eux.

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La Maladeta.

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L’arbizon (2801m) et le Pic du Midi de Bigorre (2872m).

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L’observatoire du Pic du Midi de Bigorre (2872m).

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Serge.

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Vers la plaine.

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Quelques photos de nous.

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Serge devant son Cagire qu’il aime tant !

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Encore moi.

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Pic Long (3192m), Pic Néouvielle (3091m) et l’Arbizon (2801m).

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Ne croyez pas qu’il fait plus froid sur les 3.000,

à l’Aneto il faisait -4° alors que nous qui étions 1700m plus bas, il faisait beaucoup plus froid !

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Pic de l’Escalette (1856m) et le Pic de Cagire (1912m) à droite.

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Lever de soleil au-dessus du Mont Valier (2838m).

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Le Mont Valier (2838m).

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Après ces belles images, il faut commencer à ranger notre matériel.

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Les raquettes, elles nous servirons pour le retour jusqu’à l’altitude de 1300m.

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Ce qui est bien lorsque tu bivouaques dans la neige, c’est qu’en partant tu n’oublies rien,

jusqu’à la petite sardine qui ne dépasse pourtant que de quelques cm.

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Voilà, après ces belles photos,

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le retour.

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Retour par la cabane de Bazet (1478m) et le col de L’Artigue (1420m).

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Merci à Serge pour ce beau bivouac qui restera à jamais dans nos mémoires !

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Souvenir d’un très joli bivouac.

16 réponses
  1. Denis BOISSIERE
    Denis BOISSIERE dit :

    Chapeau l’ami! Petit truc pour le pipi nocturne toujours un moment délicat! J’ai un bidon vélo dédié pour cette opération, ce qui m’évite de sortir de la tente! J’y mets même quelques centilitres de Canard Vert (pas de Pub) avant de partir, et bien sur un gros scotch pour ne pas se tromper! Ca ne risque d’ailleurs pas. Sinon, épais matelas, gros duvet, j’arrive encore à me déshabiller. Merci pour tes retours d’expérience. Bonne semaine. DENIS

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  2. Res' pyr' rando
    Res' pyr' rando dit :

    Cc Mariano et Serge !
    Superbes photos de nuit encore une fois, c’est magique à vivre. Pour t’avoir vu à l’oeuvre, je sais le « sacrifice » que cela représente de se lever dans le froid…bravo 😉
    Mais aussi bravo à Serge pour sa bravoure à avoir sorti le bras du duvet durant 2 secondes 😁, sans lui nous n’aurions pas vu la tente éclairée !!!
    Régalez vous les amis, profitez !!!!

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  3. Lascaray Francine
    Lascaray Francine dit :

    Bonjour Mariano
    Chapeau bas ou plutôt bonnet bas pour avoir affronter la froidure de nuit, là haut. Quel courage que vous avez eu tous les deux ! Une très bonne expérience que vous garderez en mémoire pour toujours ! Moi, pour supporter un froid de nuit dehors, sur les cimes, il me faudrait un sac « convoi exceptionnel » !
    Pour notre part, ce 15/01/22, nous n’étions pas loin du Pouech : au Cap de Gauch 2148m depuis Coulédoux Le Couéou de Boutx 870m en passant par le col de Piéjau , Pale Grande, Tucole de Paillère en aller-retour.
    Le final était interminable : crampons au pied et piolet depuis avant le col de Piéjau à l’aller (raquettes sur le dos) mes jambes flageolaient vers la montée au Pas de Peyre Nère où j’ai dû m’alimenter un peu -tension musculaire, hypo ? – pour attaquer la dernière montée plus reboostée , alors que mon frère, raquettes au pied depuis le col de Piéjau qu’il n’a pas déchaussées jusqu’au retour, avançait toujours avec un temps d’avance sur moi. Le principal étant d’y arriver ! Et là haut cela a été la vraie récompense. Grandiose ! Quel panorama ! Le retour, raquettes au pied a été bien moins physique pour moi au moins . Attention tout de même, sous le col de Piéjau, des portions raides sont restés bien givrées + neige fine bien dure.
    Départ 7h : – 2° pas si froid que cela pour marcher , au sommet -2°max. annoncé et retour 17h30 avec 0°. Ces températures là sont supportables lorsque l’on s’active mais de nuit par contre, comme pour vous, c’est une autre paire de manche ! À bientôt Mariano.
    Francine

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  4. Marie G.Laglycine
    Marie G.Laglycine dit :

    Félicitations à vous deux.
    Le reportage Topo est magique, les couleurs extraordinaire et les précisions techniques pour les nouveaux photographes superbes.
    A vos appareils !!
    Mariano, tu es le maître des lieux au sommets de ces belles montagnes. Que du bonheur de te lire.
    Quant à toi, Serge, tu as beaucoup de chance de partager tous ces beaux moments en sa compagnie. C’est pas donner à tout le monde.
    A bientôt pour de nouvelles aventure les amis.
    Marie G. Une grande fan

    Répondre
  5. Robert
    Robert dit :

    Bonjour à tous et surtout grand merci à toi Mariano et à Serge pour ce magnifique reportage de votre bivouac. Le sens de la photo, les données techniques, le paysage enneigé magnifique….tout y est pour nous faire plaisir.
    A tous(tes)…bonne nouvelle année.
    Amitiés

    Répondre
  6. Lhomelet pascal
    Lhomelet pascal dit :

    Bonjour
    Bravo à vous deux merci pour ces magnifiques photos que vous nous faites partagé.
    Donnez-vous des conseils d’équipement pour faire ce genre de bivouac avec température négative.
    Quel conseil d’achat de duvet
    Encore merci beaucoup

    Répondre
    • Mariano
      Mariano dit :

      Bonjour Pascal,
      Normalement, il faudrait une tente d’hiver mais avec une tente 3 saisons comme celle que j’ai (la Hubba Hubba de chez MSR), il est possible de bivouaquer jusqu’à -15° à condition d’avoir du très bon matériel et comme nous le savons tous, le bon matériel et surtout lorsqu’il est léger coute très cher !

      Avoir un bon sac de couchage en duvet d’Oie, le mien est un sac de couchage Valandre Mirage 3/4 limite confort: -6° et en Extrême -23°.
      Un matelas gonflable d’une hauteur entre 5 et 7cm pour être bien isolé du sol, très important.
      Si le vent n’est pas très fort, la tente vous fait gagner une température de 5° par rapport à l’extérieur, exemple cette nuit il faisait -7° à l’extérieur, nous avions -2° à l’intérieur de la tente.

      Normalement, il faudrait se déshabiller pour pouvoir propager notre chaleur à l’intérieur du sac de couchage et ne plus en sortir, il est rare que nous le faisions surtout moi qui sort souvent en pleine nuit pour faire les photos de la voie lactée.
      Après, si vous êtes un peu frileux, l’astuce pour gagner encore un peu de chaleur, c’est de prendre un sursac en Gore-Tex qui sert à bivouaquer sans la tente. Pourquoi en Gore-Tex, pour éviter de ne pas avoir les gouttelettes de transpiration qui se transforme en glaçons (Le Gore-Tex est Imperméable, et en même temps respirant). Normalement y en a pas besoin si vous avez la tente mais en cas où les températures descendent très bas, cela peut-être une bonne alternative.

      Y aurait encore beaucoup de chose à dire mais le principal c’est ce qui est résumé ci-dessus, ensuite c’est avec l’expérience de chacun à travers les bivouacs effectués que vous trouverez votre commodité.
      Bonne journée
      Mariano

      Répondre
  7. catalane
    catalane dit :

    Vraiment extraordinaire ce bivouac, et un grand bravo à tous les deux, vous avez bravé le froid (je tremblote en regardant les photos), mais j’avoue que le panorama en valait la peine !

    Répondre
  8. Nadette
    Nadette dit :

    Quelle expérience!!! Quelle santé!
    Bravo à tous les deux. Les photos sont magnifiques et exceptionnelles.
    Merci de nous faire participer à votre bonheur par procuration.

    Répondre
  9. Serge
    Serge dit :

    Salut Mariano
    Content de m’être sacrifier pour rester sous la tente, sortir mon bras du duvet pour éclairer l’intérieur: deux secondes pas plus pour que la photo soit réussie ! quelle épreuve !!!
    Le bivouac est vraiment un moment magique, c’est communier avec la nature et vivre simplement de superbes émotions ! C’est quand même mieux que le virtuel !!!
    Mais il faut de tout pour faire un monde ! A chacun de trouver le bonheur qui lui convient !!!
    Amitiés
    Serge

    Répondre
  10. saint-upéry
    saint-upéry dit :

    Bonjour Mariano

    Température négative dans la tente… Sortir du duvet de la tente pour les photos… Les photos sont superbes ! Dès que les rayons du soleil ont commencé à vous toucher, vous devez les avoir ressentis comme jamais ! Souvenir inoubliable, oui…
    Bravo Mariano !

    michel saint-upéry

    Répondre
  11. Julien GAUDOU
    Julien GAUDOU dit :

    En tant que Haut Garonnais Pyrénéiste et photographe je ne peux que m’extasier devant ces photos, merci Mariano, et les petits conseils pour les photos de nuit que je ne pratique pas encore, c’est par-fait!
    On en redemande.

    Répondre
  12. Lili
    Lili dit :

    Mariano et Serge,
    Quel bivouac c’est merveilleux de partager ces moments forts à travers tes photos et tes coms, ceux qui aiment la montagne même avec ce froid ne regretteront rien de refaire un tel bivouac.
    Et Serge toujours en forme.
    Merci les amis pour tout cela.
    Lili.🤗

    Répondre

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