Peña Blanca (2189m) et Gruta Helada de Lecherines en hivernal

Sortie hivernale à la grotte glacée de Lecherines (2064m) + l’ascension de la Peña Blanca (2189m) depuis Canfran.

  • Déniv: +1250m – (3h45+0h45+3h00)= 7h30 – 17 km Niv: Montagnard
  • La grotte Gelée seule: +1100m – (3h45+3h00)= 6h45 – 16 km Niv: Montagnard
  • Date: le 22.01.2022 – Espagne – Départ: Canfranc Pueblo (1070m)

Dans les hauteurs des montagnes de l’Aragon, se cachent une petite merveille de la nature, la grotte glacée de Lecherines. Elle se trouve au-dessus de Canfranc (Espagne) dans le secteur de la Garganta de Borau ou appelé également le Pic de Lecherin, une curiosité à voir absolument. Un authentique palais de verre, caché sous terre, formé par un univers de stalactites et de stalagmites de glace !

Je m’étais promis d’y revenir en plein hiver pour voir encore plus de stalagmites de glace que lors de ma visite en Avril 2011. J’ai été un peu déçu de voir que la grotte n’était pas aussi jolie qu’en 2011, alors est-ce que c’est  le réchauffement climatique ou tout simplement un concours de circonstance en fonction des années. Toujours est-il que cette sortie est toujours aussi belle à faire et encore plus en hiver où les paysages sont féériques !

Attention tout de même, cette sortie hivernale n’a rien à voir avec celle faite au printemps, 17km et +1250m de dénivelé vous attendent pour environ 7h30 de marche sans les pauses. Le petit supplément par rapport à la dernière fois, c’est la courte montée au sommet du Pic de Peña Blanca (2189m) Compter une petite heure en plus par rapport à la grotte pour faire l’aller/retour. Malheureusement pour des raisons de sécurité, nous nous sommes arrêtés à 50m du sommet (à 2 petites minutes de la cime), la dernière petite traversée sur 30m sous le sommet était vraiment trop risquée. Après concertation entre nous pour l’évaluation des risques, nous avons renoncés, c’était plus sage !

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Difficultés: Sortie hivernale

  • Matériel: crampons/piolet
  • La plus grande difficulté de cet itinéraire en hiver, c’est la longueur de la course (6h45 pour la grotte et 7h30 de marche pour le Pic sans les pauses), il est préférable d’être en très bonne condition physique pour effectuer cette belle sortie hivernale.
  • Crampons indispensables pour descendre visiter la grotte glacée de Lecherines.
  • La montée au sommet del Pico de Peña Blanca se fait sans trop de problème jusqu’au fil de crête, les derniers mètres sur une courte traversée très en dévers sur 30m, doivent-être abordés avec beaucoup de prudence, la pente est très raide et en cas de neige très dure voir verglacée, il est préférable de renoncer, bien lire ce topo.
  • Comme toutes les sorties hivernales, le danger est beaucoup plus grand que lors des sorties d’été, redoubler de vigilance et bien se remémorer les points essentiels décrits ci-dessous en cliquant sur les crampons:

La suite du Topo . . . . . . . . . .

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Départ depuis le parking de Canfranc Pueblo (3km après le Tunnel du Somport (Altitude 1070m).

Sortie hivernale faite avec Jean-Jacques et Jean-Michel.

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Longer la route vers Saragosse sur 100m pour emprunter le sentier de droite (Sud).

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Puis vers l’Ouest en restant sur le sentier du GR11.1 (une variante du GR11).

Température de -3° au départ de la sortie.

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Vers 1180m, L’itinéraire s’oriente vers le Sud, puis vers le Nord-Ouest après 1240m d’altitude.

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La vue vers la Moleta (2572m) avec le petit village de Canfran en contre-bas.

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Nous rejoignons la piste vers 1300m, une piste par endroits entièrement verglacée !

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La sortie de la forêt de los Arones vers 1480m d’altitude (1h10 depuis le départ).

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A partir de la sortie de la forêt,

même si la neige est parsemée, il faut rester très prudent sur un sol bien gelé !

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Petite pause à la cabane de la Majada de Gabardito (1500m) 1h20 depuis le départ.

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Après cette petite pause à la cabane,

l’itinéraire file vers le Nord-Ouest jusqu’au barranco de Campón (1680m).

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La vue derrière nous sur le massif de la Collarada (2886m).

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La Punta Escarra (2751m).

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A partir de la cabane, de très jolis paysages avec des contrastes de couleurs magnifiques !

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Par contre, nous devons rester très concentrés pour ne pas glisser sur cette neige très dure !

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Plusieurs passages où les ruisseaux se sont transformés en glace !

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C’est très beau mais il faut rester vigilants.

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Depuis la cabane nous allons traverser 2 secteurs boisés de plus de 500m de distance  (Nord-Ouest).

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Une vue au loin de ce qui nous attend.

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L’itinéraire est balisé en rouge et blanc (GR11.1).

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La sortie de la dernière forêt vers 1680m d’altitude (2h20 depuis le départ).

Nous rejoignons un couple d’espagnol qui chausse leurs crampons avec un gentil toutou qui vient à notre rencontre.

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Pour ne pas chausser encore nos crampons,

nous allons contourner cette descente verglacée par la droite en longeant la lisière de la forêt.

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Oui, c’est moi !

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Depuis la sortie de la forêt, rejoindre le plateau

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sans forcément aller aux cabanes de la Majada Lecherín Bajo (1700m).

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Une vue au loin sur le Refuge de López Huici (2003m) qui est à 1h15 de marche d’ici.

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La vue sur le Pic de Lecherin ou Garganta de Borrau (2567m).

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Los Mallos de Lecherin (2400m).

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Jean-Jacques.

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A partir du plateau, l’itinéraire est évident,

il faut s’engouffrer dans ce goulet qui va nous mener à la grotte de Lecherines.

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Cramponnage vers 1700m après 2h45 depuis le départ.

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La neige n’étant pas dure (20 à 30cm de neige fraîche en surface) nous allons grimper avec le piolet et un bâton.

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Le sommet de la Peña Blanca se trouve en haut à droite au niveau de l’antenne

et la grotte de Lecherines à gauche en direction du Nord-N.E.

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Pas besoin de bâtons pour Jean-Michel, son piolet fait 1m50 ! ! !

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Jean-Jacques au début du couloir.

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Les 2 espagnols que nous avions rencontré à la cabane restent derrière nous en suivant nos traces.

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La neige devient de plus en plus molle, de la neige fraîche tombée ces derniers jours.

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La pente est raide mais sans danger.

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Jean-Jacques en haut de la première bosse.

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Mariano.

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La seconde bosse à franchir,

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un peu moins raide que la première.

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Enfin tout est relatif, c’est quand même bien pentu !

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Oui, on le voit bien ici !

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Les paysages avec cette neige qui est tombée ces 2 derniers jours sont superbes !

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L’arrivée à la jonction des 2 itinéraires vers 2030m (3h40 depuis le départ).

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La grotte à gauche (10 petites minutes pour y accéder)

et le sommet de la Peña Blanca à droite (compter entre 45mn et 1h00 en aller/retour).

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Encore une petite bosse à grimper mais très courte.

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Les paysages sont sublimes !

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Un paysage féérique !

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L’arrivée à la grotte (2064m) Gruta de los Lecherines en espagnol.

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L’entrée de la Gruta Helada de los Lecherines (compter 3h45 en hiver sans les pauses).

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La descente dans la grotte doit se faire impérativement avec les crampons et le piolet,

la pente doit avoisiner le 50°, une glissade serait lourde de conséquences !

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Un peu déçu par rapport à ce que j’avais vu la dernière fois en 2011 mais bon, c’est déjà bien !

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La grotte en 2011 qui avait été visitée le 10 Avril.

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Je m’étais promis d’y revenir en plein hiver pour voir encore plus de stalactites et de stalagmites de glace ! J’ai été un peu déçu de voir que la grotte n’était pas aussi jolie qu’en 2011, alors est-ce que c’est  le réchauffement climatique ou tout simplement un concours de circonstance en fonction des années. Toujours est-il que cette sortie est toujours aussi belle à faire et encore plus en hiver où les paysages sont féériques !

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Une belle colonne de glace.

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Bon, j’ai porté 1,7kg de matériel photo pour rien (Trépied+Ojectif grand angle de 10mm).

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Je me console avec ces belles photos malgré tout qui sont quand même uniques !

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La seule stalactites et stalagmites qui se sont rejoints dans la grotte en janvier 2022.

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Jean-Michel et Mariano.

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Jean-Jacques et Mariano.

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Pas facile de marcher avec les crampons dans la grotte, soyez attentifs et vigilants !

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Après être restés 40 minutes dans la grotte, la sortie . . . . .

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Plus facile à sortir qu’à descendre.

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Retour à la jonction des itinéraires.

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Altitude: 2030m,

pour ceux qui ne montent pas à la Peña Blanca, revenir par l’itinéraire de montée (Sud-Ouest),

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pour le Pic de la Peña Blanca, remonter la combe enneigée en direction du Nord-Est.

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Environ +150m de dénivelé sur une pente qui vous fera un peu mal aux jambes

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après plus de 4h00 de marche même si nous avons eu le temps de nous reposer un peu dans la grotte.

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Les derniers mètres sont un peu raides.

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Jean-Jacques n’est pas monté avec nous, il nous attend en bas du couloir.

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L’arrivée au col de la Peña Blanca (2156m) 25 minutes depuis la grotte glacée.

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La vue depuis la crête.

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Pour le sommet du Pic de Peña Blanca, suivre la crête (Sud-S.E).

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C’est parti !

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Nous ne sommes qu’à quelques mètres du sommet . . . . .

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La neige qui était bonne jusqu’à la crête devient subitement très molle avec de la glace bleue que l’on devine sous la neige !

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Après concertation entre nous pour l’évaluation des risques, nous avons renoncés, c’était plus sage !

Avec 45° de pente et l’état de la neige qui n’était pas top, la glissade était strictement interdite !

Un bon montagnard, c’est un montagnard qui revient à la maison !

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J’ai tout de même fait un joli panorama à quelques mètres sous le sommet:

4 Panoramas dont un Annoté en Très haute définition.

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Les paravalanches orientables de la crête Peña Blanca.

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La vue ver l’Ossau.

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Une tête d’Ours !

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Et oui, pour ceux qui ne le savent pas,

le Pic du Midi d’Ossau ressemble à une tête d’Ours lorsque vous tournez la tête d’1/4 de tour vers la droite.

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Vers la Moleta (2572m), Pala de IP (2783m) et la Collarada (2886m).

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La Moleta (2572m).

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Retour en arrière pour rejoindre Jean-Jacques qui nous attend en bas du couloir pour le casse-croûte de midi,

pour info: il est 14h20 !

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Comme vous pouvez le constater sur cette photo, la glissade était vraiment interdite !

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Retour à la bifurcation des itinéraires (2030m).

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Jean-Jacques nous a attendu pour manger, il est sympa car il est 14h45 !

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Après un bon casse-croûte et une longue pause de 30 minutes, nous reprenons notre descente.

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Jean-Jacques et Jean-Michel.

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Y avait pas de traces ce matin, elles y sont maintenant !

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Le retour dans la partie boisée.

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En restant toujours attentif de ne pas glisser sur un terrain qui est resté gelé toute la journée.

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C’est pas le moment de faire un 360°, il reste encore 1h45 de marche.

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Le soleil levant de ce matin devient rasant au retour.

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La vue derrière nous sur cette belle montagne enneigée.

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Retour à la première cabane qui est très sommaire, uniquement pour s’abriter.

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L’entrée de la forêt.

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17h15, le soleil commence à se coucher sur la vallée.

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La température elle, ne remonte pas !

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Retour au petit parking del pueblo de Canfran, 7h30 sans les pauses (8h30 pauses comprises).

Merci à Jean-Jacques et à Jean-Michel pour cette très belle et longue sortie hivernale.

Voilà, une bien belle bambée de faite, nous allons bien dormir ce soir !

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Voir la randonnée faite au printemps en 2011

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Les photos de la grotte de Lecherines prises par José.L sur plusieurs années:

Photo prise le 21 Février 2021

 

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Photo prise le 24 Février 2017

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Photo prise le 02 Mai 2016

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Merci à José pour les photos:

11 réponses
  1. José Lordán
    José Lordán dit :

    Enhorabuena Mariano !!!!!, fantástico reportaje, por fin encontré tu web, vaya fotografías!!!!, salimos con mi compañero en varias de ellas, te vamos a pedir derechos de autor, ja,ja,ja. Un saludo y a ver si nos volvemos a ver en otra ocasión. Te sigo.

    Répondre
  2. Fabrizio
    Fabrizio dit :

    J’y étais la veille ! Tu as du voir mes traces, y en avait pas beaucoup… Moi aussi légèrement déçu car je pensais qu’avec le froid en plein mois de janvier, il y aurait une profusion de stalactites, mais bon la rando est géniale, et le lieu avec la grotte qu’on découvre au dernier moment est magique ! Au retour je suis passé par les clavijas du barranco de Aguaré, ce qui fait une boucle topissime. Merci pour tes contributions. Fabrizio

    Répondre
  3. francis
    francis dit :

    Bonjour Mariano
    Bien belle course ou la montagne brille de tous ses éclats.
    Que c’est beau! Ces montagnes de Canfranc sont splendides.
    Merci Mariano et bravo au trio.
    Amitiés.. Francis.

    Répondre
  4. Jérôme
    Jérôme dit :

    Merci Mariano pour ce topo et ces magnifiques images hivernales, elles permettent aussi aux amoureux des Pyrénées de patienter avant les retrouvailles 🙏😉

    Répondre
  5. Jean-Jacques CREQUIGNE
    Jean-Jacques CREQUIGNE dit :

    Encore une superbe randonnée dans un paysage de rêve !
    Même s’il manquait un peu de glace dans la grotte et si je n’ai
    pas pu vous accompagner jusqu’à Peña Blanca, j’ai passé une
    super journée en ta compagnie et celle de Jean-Michel.
    A trés bientôt Amitiés Jean-Jacques

    Répondre
  6. Lascaray Francine
    Lascaray Francine dit :

    Bonjour Mariano
    (Déjà, excusez-moi pour mes fautes d’orthographe dans mes longs commentaires )
    Bien dommage pour vous et pour nous que vous n’ayez pas retrouvé la grotte d’une beauté exceptionnelle telle que vous l’espériez : Dame Nature en a décidé autrement !
    Pour notre part, le 26/11/2017 (ne sachant encore pas qu’il y avait une grotte dans les parages), nous avions été surpris par ce trou béant dans la roche (gruta helada bien marquée), alors que nous empruntions la voie pour aller jusqu’au pico de Tortiellas 2358m et + ou – Pena (n tréma) Blanca. Ce jour-là, le vent glacial était de la partie surtout en arrivant sur la crête assez aérienne entre les 2 sommets. Cela ne m’étonne pas que vous ayez eu de la glace sous la couche de neige fraîche : pour la fin novembre 2017, nous avions déjà de la neige fine glacée, du givre et un peu de glace. En plus ces sommets-là sont exposés au bord de la vallée. Malgré le vent glacial, nous avons pu aller au pico de Tortiellas, retournons sur la crête (je m’enlève les gants) et escaladons la barre rocheuse bien froide (un pas de ll+ au moins), (je reste sans gants au début de la crête) nous prenons 2 photos et décidons de ne pas poursuivre l’arête plus ou moins givrée et glacée -surtout en raison de ce vent- (sage décision). Mais en désescaladant la barre (toujours sans gants) je ne sentais plus mes doigts qui tenaient le rocher que je ne sentais pas non plus. (Après l’aide de mon frère, j’arrive à descendre) . Pour le coup, j’ai senti mes doigts passés ! Quelle douleur ! Au moins , cela prouvait que la circulation du sang se refaisait !
    Ces expériences-la, vous donnent une bonne leçon de conduite et j’espère que cela pourra servir à d’autres qu’ils ne fassent pas la même erreur que moi ! Du coup, j’emmène le plus souvent avec moi 3 paires de gants (été comme hiver /en soie, polaires et hivernaux).
    L’essentiel étant d’arriver entier et indemne à la voiture et chez soi !

    Répondre
  7. richard
    richard dit :

    Superbe un de mes coin préferes en été . C’est bien des paravalanches solaires et oriantables je m’était renseigné il y a plusieurs années si je n’ai pas trop perdu la mémoire
    Je regarde toujours tes randos . Moi j’attend l’été j’ai vu 2 chirurgiens pour mon ménisque malade qui n’ont pas voulu m’opérer . Je ferais des essais cet été ( le vélo c’est fini )
    Amitié RIC

    Répondre
  8. Joaquín
    Joaquín dit :

    Mariano, maravillosa salida invernal de la que he « participado » con tus bellas fotos; es la primera vez que entro en la cueva. Gracias una vez más por compartir . Admirable vuestra buena forma fisica. Saludos.

    Répondre

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